NOUVELLES RÉVÉLATIONS SUR LE SUAIRE DE TURIN

by Alexandre Meyer

Linceul dans lequel le Christ a été enveloppé après la crucifixion selon la tradition, le Saint-Suaire n’a pas encore révélé tous ses secrets.

PAR ALEXANDRE MEYER

« Le Suaire est une icône écrite avec le sang, le sang d’un homme flagellé, couronné d’épines, crucifié et blessé au côté droit. L’image imprimée sur le Suaire est celle d’un mort, mais le sang parle de sa vie. Comme une source qui murmure dans le silence. » Benoît XVI, lors de sa visite pastorale à Turin (Italie), le 2 mai 2010.

Dans l’Antiquité, le rituel hébraïque de l’en- sevelissement prévoyait l’emploi d’un suaire, qui recouvrait le visage du défunt, puis d’étendre le corps dans un linceul le recou- vrant entièrement (l’un et l’autre sont évo- qués par l’évangéliste Jean, voir p. 15), avant de le lier et de l’embaumer (avec les parfums dont parlent les évangélistes Luc et Marc). Les premières preuves indiscutables d’un pèlerinage auprès de ce drap de lin de près de quatre mètres et demi de long sur un mètre de large, remontent à 1357. Il est vénéré comme une relique de la Passion moins de cent ans plus tard et sans interruption jusqu’à aujourd’hui.

Datée du Moyen-Âge par une analyse au carbone 14, cette « provocation à l’intelligence » selon Jean-Paul II divise la communauté scientifique. Les fibres prélevées ont-elles été affectées par un incendie en 1532 ? L’étude des pollens qui imprégnaient le tissu n’a-t-elle pas prouvé que la majorité prove- nait de Palestine ? Un médecin légiste français n’a-t-il pas relevé ces analogies frappantes avec le récit de la Passion, cette similitude parfaite des traces de sang à la tête à l’emplacement de la couronne d’épines, aux poignets, ou la flagellation de toutes les parties du corps, les marques de fouet à trois pointes de plomb ? Si elle n’a pas été peinte, l’image s’est-elle imprimée sur le tissu au moyen d’un rayonnement inconnu émis par le corps recouvert?

En 2017, une équipe de chercheurs de l’université de Padoue, en Italie, a invalidé l’hypo- thèse d’un procédé artificiel. L’étude menée sur un fragment du tissu a révélé un nombre important de nanoparticules de créatinine et de ferritine, or de telles quantités sont sécrétées par des patients souffrant d’un polytraumatisme important, comme des blessures liées à une torture.

En 2020, le directeur du service de chirurgie plastique de la clinique universitaire de Navarre (Espagne) affirme dans la revue Scien- tia et Fides que la personne représentée sur le suaire de Turin était en vie ! Si la posture du corps imprimée sur le linceul correspond à la rigidité cadavérique, la présence de rainures faciales indique pourtant le contraire. « L’image imprimée sur le Suaire est celle d’un mort, mais le sang parle de sa vie. » Benoît XVI ne manquait pas de clairvoyance.

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