Martine : je cherchais l’amour

by Hélène Bordes

Martine a passé des dizaines d’années à la recherche du grand amour. D’aventure en aventure, une déception grandissante était au rendez-vous. Jusqu’au jour où elle a reçu une invitation peu ordinaire.

Enfant, je rêvais de rencontrer un jeune homme blond aux yeux bleus, de me marier, d’avoir beaucoup d’enfants et de donner à mes enfants et à mon mari tout l’amour que je n’avais pas reçu. J’ai effectivement rencontré ce jeune homme blond aux yeux bleus, mais notre aventure n’a duré que six mois. Et après notre rupture, ma vie s’est totalement effondrée. Je cherchais sans cesse une solution pour m’en sortir, pour être heureuse, mais je ne trouvais rien.

Je me suis mariée pour partir de chez mes parents et j’ai divorcé au bout d’un an et demi parce que je n’étais pas aimée, pas reconnue pour qui j’étais et que mon mari se moquait toujours de moi. J’ai décidé de vivre comme j’avais envie de vivre, d’être libre et de chercher l’amour et la reconnaissance que je n’avais jamais eus. J’ai rencontré beaucoup d’hommes, mais pas l’amour. On m’aimait pour mon corps et ma personnalité. Je suis tombée dans la séduction et dans l’addiction aux hommes. Je m’amusais, je profitais des hommes, de leur argent, mais au fond de moi je voyais ma vie passer, je ne rencontrais pas l’amour et je n’avais toujours pas d’enfant. C’était la seule chose que je voulais si je n’avais pas l’amour. Mais un jour, un médecin m’a dit que je n’aurais pas d’enfant à cause d’une malformation. Ma vie s’est écroulée une deuxième fois. Et je me suis jetée à fond dans cette vie sans but, à profiter des hommes, du bon temps, des avantages, en me disant qu’il ne me restait que ça.

Et puis un jour, je suis tombée enceinte. J’avais 39 ans. Le papa n’a pas voulu rester avec nous. Cela ne me dérangeait pas, j’allais avoir un enfant : le rêve de ma vie ! J’ai élevé mon fils seule. Je travaillais beaucoup, je voyageais beaucoup pour mon travail, j’avais une bonne nounou. Et ma vie, c’était mon fils. J’ai vécu six licenciements économiques et je me relevais à chaque fois, comme un lion. Quand mon fils a eu dix ans, j’ai retrouvé un homme que j’avais connu, en qui je n’avais pas confiance, mais mon addiction au sexe s’était réveillée et j’avais besoin d’amour. Je l’ai suivi et nous nous sommes installés ensemble. Au bout de six mois, je le mettais dehors après avoir découvert chez lui des pratiques sexuelles déviantes. Je me suis retrouvée dans une région que je détestais, je ne connaissais personne, j’étais au chômage, avec un crédit énorme sur les épaules et ma famille qui me tournait le dos. J’ai pensé à me tuer.

Jusqu’au jour où une amie m’a proposé un pèlerinage. J’ai accepté. Je ne savais pas vraiment où j’allais ni ce que j’allais y faire. Lorsque je suis arrivée sur place, j’ai vu beaucoup de gens chanter, louer Dieu avec une grande joie, un immense bonheur dans le cœur. Et ce bonheur m’a vraiment saisie. J’ai décidé de me jeter à mon tour dans cet océan de bonheur et de chanter avec eux sans savoir vraiment pour qui, pour quoi. Sur ce lieu de pèlerinage, un soir, il y a eu une veillée de prière, j’y suis allée et on nous a proposé d’aller nous confesser. Pour les gens qui étaient à court d’idées, le prêtre nous a fait toute une liste de péchés et je me suis reconnue dans tous ces péchés ! J’ai donc décidé d’aller me confesser, chose que je n’avais pas faite depuis mon enfance. J’y suis allée également en ayant en tête une addiction aux hommes que j’avais depuis 25-30 ans. Arrivée devant le prêtre, quelqu’un est venu me dire que ce prêtre devait partir. J’ai entendu à ce moment précisément un rideau de fer tomber devant moi. Et je me suis sentie guérie de mon addiction instantanément. Je me suis dirigée vers un autre prêtre avec toute cette noirceur au fond du cœur, tous ces péchés, toute cette dévalorisation et je lui ai exposé tout ça. Et il n’a cessé de me dire que Dieu m’aimait telle que j’étais, que j’étais son enfant, qu’il m’aimait autant qu’il le pouvait, de tout son amour. J’ai éclaté en sanglots, et j’ai pu déposer toute ma noirceur, ma dévalorisation, et toute ma tristesse aux pieds de Dieu.

Et à partir de ce moment-là, ma vie a été transformée. Je n’ai de cesse aujourd’hui que de parler de Dieu à tous les gens que je rencontre pour leur partager et leur faire profiter de ce bonheur que j’ai reçu.

Propos recueillis par Laurence Meurville

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