LOÏC : « J’AI PU GUÉRIR DE MES ADDICTIONS »

by Alexandre Meyer

Harcelé à l’école et maltraité en famille, Loïc se réfugie dans des addictions. Il refuse de croire, rejette l’Église et demande même à être débaptisé.
Et pourtant, un ami catholique a l’air d’être fréquentable…

PROPOS RECUEILLIS PAR DÉCOUVRIR DIEU POUR KTO

J’ai grandi dans une famille non croyante, et même, pour certains, anticléricale. J’ai quand même reçu le baptême parce que c’était la tradition. Dans cette famille il y avait un problème de violence : quand j’étais petit, ma mère me frappait régulièrement. Ça a créé en moi un immense mal-être qui s’est ressenti à l’école, où j’ai été victime de harcèlement. Au collège, je me suis dit : « Cette situation n’est plus possible », et j’ai commencé à me rebeller. J’ai affronté ma mère en face. Ce n’était plus moi qui étais harcelé, mais c’est moi qui harcelais. Arrivé au lycée, j’ai commencé à tomber dans l’addiction : alcool, drogue, pornographie. C’était pour moi une manière d’oublier tout ça. Jusque-là, avec tout ce que j’avais subi, je n’ai jamais cessé de penser : « Ce n’est pas possible de croire. » J’ai rejeté cette Église et j’ai entamé une démarche pour être « débaptisé ».

« JE NE RISQUE RIEN »

À l’âge de 21 ans, j’ai rencontré un ami qui s’appelait Thomas. Il était catholique, il était joyeux, heureux. Il était comme moi – enfin comme tout le monde –, mais voir Thomas, voir le témoignage de sa vie, m’a fait prendre conscience que les catholiques étaient fréquentables. Par son intermédiaire, j’ai fait la rencontre d’autres amis catholiques, qui m’ont proposé d’aller en petit groupe dans une abbaye. Là, il y avait une chapelle où était proposé un temps de prière. Je ne savais pas de quoi il s’agissait exactement, mais je me suis dit : « Je ne risque rien. » Je me suis mis au fond de cette chapelle, en méditation, en silence, et un immense bien-être m’a envahi, apaisant toutes mes blessures et m’apportant la certitude que Dieu existait. J’étais complètement chamboulé. Heureusement que mes amis dans la foi m’ont guidé, petit à petit ! Ils m’ont amené à la messe de Pâques, qui est une messe très joyeuse, et là, je me suis dit : « Si c’est tout le temps comme ça, la messe, je vais y retourner… » Et je suis allé à la messe une fois, puis une autre, puis une autre… C’est comme ça que j’ai commencé mon cheminement dans la foi.

« JE ME SUIS SENTI LIBÉRÉ »

J’ai rencontré plusieurs catholiques qui sont devenus des amis. Ils m’ont parlé d’étapes à suivre après le baptême pour rentrer pleinement dans ce que propose le Christ. Au cours de cette préparation, il nous est proposé le sacrement du pardon. Or, pour moi, c’était impossible d’aller voir quelqu’un que je ne connaissais pas pour lui dire tout ce que j’avais pu faire comme bêtises, surtout le rejet de mon baptême. J’en avais honte, je ne pouvais pas en parler. Mais je me suis dit : « Je vais quand même y aller, je vais tout lui dire ». Quand il m’a dit : « Je te pardonne au nom de Dieu », je me suis senti com- plètement libéré. C’est comme si le gros boulet qui m’entravait s’était détaché. J’ai pu avancer pleinement dans la foi et me guérir, petit à petit, de toutes mes addictions.

Je pense que Jésus est celui qui m’a sauvé. Ça peut paraître farfelu de le dire comme ça, mais j’étais vraiment très mal parti, et si j’avais continué dans cette voie, je ne sais pas où je serais aujourd’hui. Je suis enraciné dans la foi, j’ai un rocher au-dessous de moi qui est le Christ. Même si je fais des faux pas, si ça ne va pas, je suis enraciné dessus et je ne pourrai pas bouger.

Vous pouvez retrouver le témoignage de Loïc en vidéo et le contacter en vous connectant sur decouvrir-dieu.com

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