LA FOI, C’EST PAS SORCIER : LE CHRIST EST-IL RESSUSCITÉ ?

by Alexandre Meyer

La résurrection du Christ est-elle un simple récit symbolique ou poétique ? Que s’est-il vraiment passé ? Qu’en disent les témoins, les premiers fidèles de Jésus ?

PAR ALEXANDRE MEYER

QUE DIT L’ÉVANGILE ?

Jésus est crucifié et enseveli un vendredi, la veille de la Pâque juive. Le premier jour de la semaine, c’est-à-dire pour nous le dimanche, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin et s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle avertit Pierre et Jean qui courent au sépulcre. En se penchant, Jean s’aperçoit que les linges sont posés à plat, mais n’entre pas. Simon- Pierre (qui est plus âgé) arrive à son tour et entre dans le tombeau. Il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra Jean. Il vit, et il crut. « Jusque- là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts », dit l’évangile (Jn 20, 1-9).

COMBIEN L’ONT VU ?

« Je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, il est apparu à Pierre, puis aux Douze ; ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois – la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont endormis dans la mort –, ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres », écrit saint Paul (1 Co 15, 4-7).

COMMENT RÉAGISSENT LES TÉMOINS ?

Jésus apparaît d’abord à Marie-Madeleine, en pleurs à quelques pas du tombeau vide, qui ne le reconnaît pas, le prend pour le jardinier et lui demande si c’est lui qui a emporté le corps ! Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle le reconnait.
Le soir même, alors qu’ils sont enfermés à double tour par crainte des Juifs, Jésus est au milieu de ses disciples. Huit jours plus tard, il est encore là, montrant ses plaies à Thomas, incrédule parce qu’il n’était pas là la fois précédente : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
La troisième fois que Jésus ressuscité se manifeste à ses disciples, c’est depuis le rivage du lac de Tibériade, où les apôtres sont partis pêcher : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Jean se tourne vers Pierre et lui dit : « C’est le Seigneur ! » À ces mots, Simon-Pierre passe un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et se jette à l’eau.

UN ACTE DE FOI LIBRE

Que de paradoxes ! Marie-Madeleine, qui aimait tant Jésus, ne le reconnaît pas, ni les pèlerins d’Emmaüs, qui marchent et dînent pourtant avec lui. Thomas n’y croit pas, Jésus est revêtu de son corps glorieux et pourtant, il mange avec ses disciples… Jésus se donne à voir et à toucher, mais tous n’arrivent pas tout de suite à le reconnaître, ils n’en croient pas leurs yeux. La résurrection est en effet un mystère auquel seul Dieu peut introduire. Reconnaître Jésus, faire le lien entre le Jésus qu’ils ont connu et le Jésus glorieux qui se présente à leurs yeux suppose une libre ouverture de leur cœur et un acte de foi. C’est bien sur la rencontre physique et sensible avec Jésus ressuscité, dont les apôtres ont témoigné jusqu’à leur mort, que repose notre foi.

C’EST « LA » BONNE NOUVELLE

L’annonce de la Résurrection de Jésus d’entre les morts est le cœur de la Bonne Nouvelle que les chrétiens ont pour mission de porter à travers le monde : « Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur. Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes » (1 Co 15, 17-19). C’est le sommet de l’Histoire sainte.

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