La crise de la quarantaine

by administrator

Croissance. 40 ans, le milieu de la vie, déjà l’âge des premiers bilans. Certains traversent cette période par mer calme. Mais pour d’autres, il y a avis de tempête ! Pour faire de cette crise de croissance une occasion d’un plus grand bonheur, suivez les conseils d’un expert.

Dix clés pour : Bien vivre la quarantaine

1 Ne pas fuir la crise. Il faut la regarder en face pour mieux la désarmer et faire le deuil des illusions. Elle nous place dans la vérité de notre être. Cela demande patience et confiance.

2 Accepter ses limites. Ce n’est pas de la résignation, mais un choix libre de se réconcilier avec notre finitude humaine. En acceptant sa mort, c’est la vie qu’on accueille.

3 Reconnaître son insatisfaction. On remarque au milieu de la vie un malaise général, une insatisfaction difficile à nommer, une angoisse qui se traduit par la perte de ce que l’on pensait acquis : jeunesse, force, popularité, argent, amour, sécurité. Reconnaître son insatisfaction est le premier pas lucide sur le chemin qui mène à la vérité du désir d’aimer.

4 Écouter ses questions. Les questions sont des indicatifs qui nous conduisent au cœur de notre individualité. On revoit nos priorités et nos schémas de pensée. Elles remettent souvent en cause les clichés de la société de consommation et elle donne une nouvelle direction à l’existence.

5 Trouver un sens à sa vie. Contrairement à l’animal, l’humain ne trouve son désir qu’en cherchant un sens à sa vie. Ce sens ne réside pas dans l’argent et les biens matériels, mais dans le risque d’aimer et la joie du don. En se tournant vers les autres, on se décentre de soi.

6 Passer de la surface à la profondeur. L’être humain est un peu comme l’océan. Il y a la surface (idées, images, rêves, souvenirs) et le fond (émotions, sentiments, peurs, espoirs). Nos émotions révèlent mieux le fond de notre être que les idées. Elles ne mentent pas, contrairement aux pensées qui peuvent cacher à nous-mêmes et aux autres ce que l’on est.

7 Avouer ses peurs. La peur indique ce que sera notre prochaine étape de croissance, ce sur quoi il faudra travailler pour grandir. Identifier ses peurs, les avouer à soi-même et à quelqu’un de proche, c’est s’accepter soi-même, sans faux-semblant.

8 Exprimer son mal-être. Pour exorciser le mal de vivre et voir un peu la lumière au bout du tunnel, il est bon de trouver un mode d’expression qui nous convient. Cela peut prendre plusieurs formes : confidences à un ami, lettres, journal intime, prière, poésie, peinture, danse, théâtre, musique, artisanat…

9 Écrire son énoncé de mission personnelle. Ces questions peuvent aider dans l’élaboration de son énoncé de mission : « Quelle est la finalité de ma vie ? Quelle est ma vocation profonde ? Comment vois-je mes différents rôles ? Comment aimerais-je que les autres parlent de moi après ma mort ? Quelles sont mes émotions ? Qu’est-ce qui me motive ? Qu’est-ce que je veux être ? Quelles sont les valeurs qui me guident ? »

10 Se donner des temps d’intériorité et de relation. Vivre une retraite dans un monastère, marcher dans la nature, goûter une musique, prier en silence, faire son jardin, cultiver l’attention amoureuse à son conjoint, jouer avec ses enfants, accueillir l’autre et Dieu comme un mystère à contempler.

Jacques Gauthier

Poète et théologien, Jacques Gauthier vit au Québec. Il collabore à l’émission Le Jour du Seigneur (Radio Canada) et à différentes revues religieuses. Il a publié une soixantaine d’ouvrages. Il anime des conférences et des retraites. 

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