Éric de Montgolfier : Magistral

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Rencontre. Le très médiatique magistrat français, rendu célèbre par l’affaire du match de football VA-OM en 1993, nous livre ses convictions et fait l’éloge de l’honnêteté, du devoir, de Dieu et de la République.

Propos recueillis par Claire Perol

Il est l’un des magistrats les plus connus de France, avec Jean-Louis Bruguière, Eva Joly ou Éric Halphen. Depuis l’affaire du match de football truqué Olympique de Marseille – Valenciennes, impliquant Bernard Tapie en 1993, son nom aux accents aériens n’a cessé de faire la une des médias. Lui-même compromis en 2008, puis relaxé, il recevait en juin 2009 le prix de la fondation du Forum de Crans-Montana, en même temps que Barack Obama, des mains de la princesse Astrid de Belgique. Récompensé pour son zèle à défendre le droit et la vérité, le justicier au regard d’aigle obtenait ainsi une reconnaissance internationale. Pour nous, il s’arrête quelques instants. Monsieur le Procureur, à vous la parole.

Quel est votre principal trait de caractère ?

L’intransigeance, du moins pour ce que je crois essentiel.
Le défaut que vous vous détestez ?

L’hypocrisie.

Quelle vertu cultivez-vous ?

L’honnêteté.

La qualité que vous aimez chez un homme ?

La droiture.

Le métier dont vous rêviez enfant ?

Chirurgien.

Celui que vous n’auriez pas aimé faire ?

Bourreau.

Votre héros ?

Il n’y a pas de héros, juste des hommes qui font leur devoir quand d’autres s’y refusent.

Ce que votre profession vous a appris sur la nature humaine ?

Qu’elle est perfectible.

Un regret ?

D’en avoir trop.

Que faites-vous le dimanche ?

Je me repose dans une activité non-professionnelle et familiale.

Ce dont vous êtes le plus fier ?

De rester fidèle à mes convictions sans trahir mes devoirs.

Ce que vous mettez en priorité dans votre vie ?

L’attention aux autres.

La personne qui vous a fait croire en l’homme ?

Tous les hommes de bien que j’ai rencontrés, parfois même poursuivis.

Celui qui vous a montré le chemin vers Dieu ?

Je l’ignore. Dieu, je l’espère.

Le livre que vous emmèneriez sur une île déserte ?

L’histoire de France, de Jules Michelet.

Votre mot préféré ?

République (pour son acception latine : l’intérêt général).

Celui que vous détestez le plus ?

Arrangement.

Si vous étiez une église (l’édifice), laquelle seriez-vous ?

Une où l’on prie sans se préoccuper de seulement s’y montrer.

Un grand témoin de la foi ?

Saint Vincent de Paul. On ne peut aimer Dieu sans aimer les hommes.

Qui aimeriez-vous le plus rencontrer en tête-à-tête ?

Le Christ.

Le prénom de votre curé ?

Père.

Votre saint préféré ?

Just !

Votre lieu de ressourcement ?

Le désert saharien.

L’endroit où vous aimeriez vivre sur cette terre ?

Là où me porte l’amour de ceux que j’aime.

Comment cultivez-vous votre vie intérieure ?

Rien qui puisse être distingué : la richesse de l’âme est dans tout. L’activité judiciaire y contribue également.

Votre prière favorite ?

La plupart des cantiques (bien que je chante faux).

Un bon conseil ?

Fais-le toi-même.

Votre devise ?

C’est celle du collège de ma jeunesse : « Droit et fidèle, va. »

Votre rêve le plus fou ?

Voler… comme un oiseau !

Comment aimeriez-vous mourir ?
En paix avec tous.
Qu’aimeriez-vous que Dieu vous dise après votre mort ?

Pourquoi as-tu douté ?

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