Joseph Marie Verlinde : De l’hindouisme à Jésus

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Sa quête spirituelle l’avait conduit vers l’Himalaya et l’hindouisme. C’est là que le Christ se révéla à lui. Aujourd’hui, Joseph-Marie Verlinde est prêtre et fondateur d’une communauté.

Propos recueillis par Laurence Meurville

J’étais chercheur au CNRS en chimie nucléaire quand éclatèrent les événements de mai 1968. Ils remirent radicalement en question mon appartenance au Christ et à son Église. Cédant à l’un des nombreux slogans de l’époque selon lequel, pour être libre, il fallait lâcher la béquille religieuse, j’ai renoncé à ma foi chrétienne et tenté vainement de donner un sens strictement humanitaire à ma vie. Devant cet échec, j’ai repris ma quête spirituelle, qui m’a conduit à la Méditation Transcendantale de Maharishi Mahesh Yogi – celui-là même qui initia les Beatles. Le gourou fondateur se prit d’affection pour moi et m’a invité à le suivre dans son ashram de l’Himalaya. Là, j’ai pu, durant environ quatre années, approfondir ma connaissance de l’hindouisme et de ses pratiques.

Fondre ma conscience

C’est là, sur le toit du monde, alors que je ne cherchais rien d’autre qu’à fondre ma conscience personnelle dans le Soi impersonnel divin, que le Seigneur Jésus s’est révélé à moi au cours d’une rencontre fortuite avec un naturopathe français. Ayant appris que j’avais été baptisé, celui-ci se fit écho de l’interrogation centrale des évangiles : « Aujourd’hui, pour vous, qui est Jésus ? » Cette question semble avoir ranimé les flammes de mon baptême. Dans l’instant, j’ai été saisi par l’Esprit et mis en présence de Celui que j’avais renié : j’ai découvert, à ma plus grande confusion, qu’il ne m’avait jamais abandonné. Bien plus, il m’offrait à bras ouverts sa miséricorde et son amour, sans me faire le moindre reproche de mon reniement. J’ai compris que, pour connaître Dieu, je n’avais pas à m’immerger dans les énergies de ce monde : il suffisait de m’ouvrir à sa présence en son Fils Jésus Christ, lui qui s’est fait proche pour m’offrir inconditionnellement son amitié.

Cette rencontre bouleversante avec le Christ Jésus vivant m’a conduit à m’engager sur les chemins de l’Évangile, à la suite de Celui que j’avais définitivement choisi comme Maître, Seigneur et Sauveur bien-aimé.

Revenu en Europe, je me suis mis en quête d’une oreille attentive et compétente, qui puisse m’aider à intégrer les expériences que je venais de vivre. Je fus attiré par un groupe de réflexion, ignorant qu’il s’agissait en réalité d’une école ésotérique « christique » mais guère chrétienne. Croyant avoir trouvé un cercle qui me permettrait de vivre ma foi chrétienne tout en y intégrant mon expérience de l’Orient, j’ai étudié leur doctrine et pratiqué leurs techniques. En réalité, celles-ci ont développé en moi des pouvoirs occultes, que j’étais invité à mettre au service de mon prochain « au nom du Christ », par les responsables du groupe. Ce n’est qu’après plusieurs mois de pratique que j’ai compris, à la lumière de la Parole et de l’enseignement de l’Église, que le chemin de l’ésotéro-occultisme est incompatible avec celui de l’Évangile.

Nouvel âge, nouvelle mission

Ordonné prêtre en 1983 pour le diocèse de Montpellier, j’ai participé à la fondation de la Famille de Saint Joseph , au sein de laquelle j’ai prononcé mes vœux définitifs en 1991, et dont je suis actuellement le Prieur. Ce qui m’a conduit à renoncer à un ministère d’enseignant à l’Université Catholique de Lyon pour me consacrer à la prédication de retraites et à un apostolat auprès des personnes attirées par le Nouvel-Age ou par les mystiques orientales : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ! » (Mt 10,8).

 

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