Brian « Head » Welch : Remonté de l’enfer

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Cofondateur de l’illustre groupe Korn, Brian a connu, avec le succès mondial, l’enfer des addictions : drogue, alcool, argent, pornographie, etc. Un gouffre qui l’aspirait vers le néant. Un miracle l’en a sorti.

Alors que le succès de notre groupe allait grandissant, ma petite amie m’annonça qu’elle était enceinte. Notre fille est née, nous l’avons appelé Jennea. J’étais papa. Je n’arrivais pas à le croire ! Malgré ce miracle, ma vie allait mal, très mal. En famille, à cause des drogues, je piquais des crises terribles contre Rebekah. Et à chaque fois qu’il me fallait reprendre la route, j’arrêtais les drogues, pas elle. Hantée par la solitude, elle se mit à inviter des skinheads en mon absence. Puis elle me dit un jour : « Je te quitte… » Mon monde s’écroulait. Sa mère me contacta pour me supplier de prendre Jennea avec moi afin de la sortir de cette ambiance abominable. Ce que je fis. Ma carrière battait alors son plein tandis que ma vie personnelle était un gigantesque gâchis.

Vers la fin de l’année 2004, où que j’aille, je tombais sur quelqu’un qui me parlait de Jésus. Un ami chrétien m’offrit une Bible en me disant : « Brian, si un jour tu as envie de parler de Dieu avec moi, fais-le moi savoir. » Cerise sur le gâteau, un jour ou deux après Noël, Jennea qu’une tante amenait à l’église régulièrement me dit : « Papa, on a oublié de chanter joyeux anniversaire à Jésus. Est-ce qu’on peut lui acheter un gâteau ? » Cela m’a complètement bouleversé. Quelques jours après, j’ai eu un gros pépin de santé : mon cœur m’a rappelé à l’ordre. Il était urgent que j’arrête le speed avant qu’il ne lâche complètement. J’ai appelé mon ami chrétien et nous nous sommes donné rendez-vous. J’étais comme toujours défoncé. Il s’est mis à me parler de Jésus et de son amour inconditionnel pour moi. Mais j’ai continué à me droguer. Un autre ami m’a proposé de venir à l’église avec sa famille. Je n’en avais aucune envie mais une voix intérieure me disait que je devais faire le pas. Pendant les chants, un sentiment puissant de paix et d’amour montait en moi. Le pasteur a dit : « Tout ce que vous avez à faire, c’est de passer du temps avec Dieu et tous les fardeaux sous lesquels vous croulez s’envoleront loin de vous. » À la fin du culte, quand il a demandé si quelqu’un voulait accepter Jésus dans sa vie, j’ai levé la main et j’ai décidé de me lancer dans l’aventure. C’était le
9 janvier 2005. Mon addiction aux drogues a commencé à me quitter. Je me suis mis à parler à Dieu sans arrêt. Je me sentais aimé. Il fallait maintenant que je rompe avec le groupe que j’avais fondé avec d’autres, mais je n’y parvenais pas. Une force en moi m’a fait comprendre que c’était vital. Je l’ai fait et je me suis senti libéré instantanément. Je suis pourtant retourné me faire un rail de speed. Mais une chose étrange s’est passée : comme si Dieu empêchait que je sois défoncé. J’y voyais plus clair. Il était temps de laisser tomber les drogues une bonne fois pour toutes. Plus tard dans la soirée, j’ai de nouveau senti une grande paix, comme si quelqu’un m’enveloppait de ses bras. Un liquide d’amour se déversait en moi. C’était l’extase totale, plus forte que toutes les drogues réunies et j’en suis instantanément devenu accro. C’était une présence terriblement forte : Dieu. Malgré cela, j’ai pris de la drogue toute la nuit. À mon réveil, je me suis senti appelé à ouvrir ma Bible et ai lu ce verset : « L’âme qui pèche est celle qui mourra. » Envahi de la crainte du Seigneur, j’ai jeté tout mon speed dans les toilettes. Écroulé à terre, les mains en l’air, j’ai crié de toutes mes forces. « J’en ai fini avec les drogues ! Seigneur, est-ce que j’ai réussi le test cette fois ? » Dès lors, je n’ai en effet plus jamais pris ni drogue ni alcool. En un éclair, juste comme ça, Dieu m’avait délivré de toutes mes addictions : drogues, alcool mais aussi argent et pornographie.

Je connus encore l’enfer de la dépression jusqu’à ce que tous mes démons me quittent définitivement. J’ai pu reprendre le chemin de la scène, de la composition, pour annoncer son Nom. Et j’espère le faire jusqu’à mon dernier souffle !

Pour aller plus loin :

Stronger, 40 jours de metal avec la Bible, Brian « Head » Welch, Éditions Première Partie, 2015

Sauve-moi de moi-même, Brian Welch, Éditions Première Partie, 2010

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