Sarah Greene : L’étoile montante

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Rencontre. L’actrice irlandaise Sarah Greene interprète Christina Noble (jeune), dans le film qui lui est consacré.  Il retrace l’incroyable histoire de cette Irlandaise qui a consacré sa vie aux enfants des rues du Vietnam.

Propos recueillis par Emmanuel Querry, traduction Ciarán Mac Guill.

23 décembre 1944, Christina Noble naît à Dublin dans une famille misérable. Un père alcoolique, une mère malade qui décède alors qu’elle a dix ans… Elle et ses frères et sœurs sont alors placés dans un orphelinat tenu par des religieuses. Malgré une succession de drames tout au long de sa jeunesse, avec une force surhumaine et une foi à toute épreuve, Christina se relève toujours. Adulte, une vision la convainc de se rendre au Vietnam. Touchée en plein cœur par le sort des enfants des rues de Saïgon, elle devient pour eux « Mama Tina ». Elle récolte des fonds pour leur venir en aide. Depuis, son association a essaimé et plus de 700 000 enfants ont été sauvés.

Comment décririez-vous ce film ?

C’est une histoire sur la survie et sur la force de caractère. L’histoire d’une femme qui n’a peur de rien. Si j’étais passée par ce qu’elle a traversé je ne sais pas si j’aurais eu la force d’aller au Vietnam et de consacrer ma vie à aider les enfants. Je pense que c’est une histoire d’amour et que l’amour conquiert tout. Cet amour que Christina a donné à ces enfants lui a sauvé la vie.

Vous êtes Irlandaise comme elle, qu’avez-vous ressenti lorsqu’on vous a demandé de jouer ce rôle de Christina jeune fille ?

Après avoir lu le script, je voulais vraiment avoir un rôle. J’ai passé les auditions. Je n’arrivais pas à sortir son histoire de ma tête. J’ai fait des recherches sur elle. J’ai lu son livre. Je ne pouvais pas m’en détacher. Je voulais vraiment faire partie du casting. Si ce n’avait pas été le rôle de Christina, j’aurais souhaité avoir un autre rôle. Mais j’aurais été jalouse si je n’avais pas fait partie de l’équipe. Faire un tel film est très spécial, nous avons tous contribué à raconter une histoire qui devait être racontée. Il y a eu une ambiance incroyable pendant le tournage. Je pense que le Vietnam a vraiment touché tout le monde en plein cœur.

Que pensez-vous de cette espérance qui ne s’est jamais éteinte au cours de sa vie ?

La vie de Christina m’a paru très triste quand j’ai lu le script, j’étais vraiment consternée en lisant sa vie qui est une succession de malheurs, mais on m’a alors dit qu’elle avait également beaucoup d’humour, qu’elle avait toujours le sourire sur son visage, que rien ne l’abattait complètement. Et c’est cela qui est le plus incroyable. D’avoir toujours la force et de trouver l’humour en toutes circonstances, après avoir traversé tant de drames.

« Sa foi lui a permis de rester en vie, lui a donné une raison de continuer »

Et vous, Sarah, quelle enfance avez-vous eue ?

J’ai eu une belle enfance, je suis très chanceuse. J’ai eu des parents fantastiques, qui ont été d’un grand soutien tout au long de ma vie. Ils m’ont permis de poursuivre mes rêves et m’ont soutenu à cent pour cent dans mon désir de devenir comédienne.

Comment vous est venue l’idée de devenir actrice ?

On m’a emmené voir un spectacle de Noël quand j’avais cinq ans. Et je voulais alors être sur la scène. Mes parents m’ont ensuite inscrite dans une classe de théâtre. Ma première fois sur les planches, c’était pour un concours appelé « Fees Matthieu » à Cork. Nous avons interprété « Annie’s song ». Et c’est tout, j’ai attrapé le virus. C’était le seul travail que je voulais faire, un travail qui me rend très heureuse.

Que pensez-vous de cette foi en Dieu si présente dans la vie de Christina Noble ?

Sa foi lui a permis de rester en vie. Elle lui a donné une raison de continuer. Elle croyait qu’elle avançait à travers toute cette tragédie pour une puissance supérieure, pour quelque chose de plus grand qu’elle. Je pense que c’est vraiment important. Que la foi peut faire beaucoup pour les gens. Et les garder sur le droit chemin.

Si vous aviez un souhait, une prière, pour quoi et pour qui seraient-ils adressés ?

Pour la paix dans le monde et également pour les enfants maltraités et affamés. Que nous soyons tous un peu plus dans l’acceptation et la compréhension de l’autre.

L’espérance, est-ce quelque chose d’important dans votre vie ?

Oui, bien sûr. J’espère pour le travail, pour ma famille, mes amis, pour tout le monde. Je suis une personne très positive, je crois. Je l’espère ! (rire.) Et je vois le meilleur dans les gens, j’ai de l’empathie pour toutes les personnes en général.

Aviez-vous rencontré Christina Noble pendant le tournage du film ou après ?

Oui, elle était là. Elle nous a rendu visite au Vietnam, parce qu’elle vit là-bas. Elle est toujours de par le monde pour sa fondation. Elle a quelque chose de plus que les autres. Elle a une présence, c’est très frappant. Je ne peux pas dire assez de bonnes choses à son sujet, vraiment.

Quel est le plus beau moment de votre vie ?

Il y a eu le moment de cet entretien avec Christina Noble, et également d’avoir fait ce film. Raconter son histoire, selon moi, je l’ai fait non seulement pour moi, mais aussi pour les enfants du Vietnam et de Mongolie. Je pense avoir fait quelque chose de bien et digne d’intérêt.

Que retenez-vous de ce film ?

Parfois des choses insignifiantes peuvent vous marquer énormément. Et puis vous regardez l’histoire de Christina Noble et vous vous dites : « Finalement je n’ai aucun problème. » Quand je suis allée au Vietnam et que j’ai vu le travail qu’elle a fait, cela m’a rendue plus humble, cela m’a donné une nouvelle perspective sur la vie. Et je pense qu’elle a fait la même chose pour ces gens.

 

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