Mélanie : « j’étais aimée telle que j’étais »

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Affectée à l’adolescence par de nombreux deuils de proches, Mélanie n’était que révolte, colère, auto-destruction. À la mort de son père, subitement, un monde nouveau s’ouvre devant elle.

J’ai eu la chance de grandir auprès de parents qui m’ont offert beaucoup d’amour et une enfance paisible. Baptisée enfant, j’ai fait ma communion mais sans jamais croire en Dieu. Pour moi, c’était comme le Père Noël, cela n’existait pas.

Une période très difficile

À partir de l’âge de 12 ans, j’ai dû faire face aux décès de beaucoup de proches. Ces événements très douloureux ont provoqué en moi de forts sentiments de colère et de tristesse. De ce fait, de 14 à 18 ans, j’ai vécu une période très difficile, de profonde destruction de moi-même : relations conflictuelles avec ma famille, exclusions scolaires, violence, grosse bêtise, sous l’emprise de la drogue et/ou de l’alcool toute la journée…

Puis je suis sortie peu à peu de cette période noire tout en continuant à évoluer dans un milieu en marge.

Une paix très profonde

Alors que j’avais 26 ans, mon père est décédé brutalement. J’étais complètement anéantie. Mais ce jour-là, à un moment très précis et de façon inexplicable, j’ai ressenti une paix très profonde comme je n’en avais jamais ressentie, en me voyant dans une église. C’est inexplicable… Alors que pour moi, l’église, c’était le lieu où les gens étaient enterrés… Et je n’aimais pas beaucoup non plus les personnes qui fréquentaient ce lieu. Pourquoi cette image m’est venue intérieurement, je ne le sais pas, mais ce que je sais c’est que cela a été le point de départ à la réponse la plus importante de ma vie : Dieu existe, Il est vivant, et Il est venu me rejoindre. À partir de ce jour-là, un nouveau monde s’est ouvert à moi.

Une attitude pleine d’empathie

Le soir-même, ayant été informé de la mort de mon père, un prêtre a sonné à la porte de la maison familiale. En un instant, par ce qu’il était, il a cassé l’image négative que j’avais de l’Église et des chrétiens. Son attitude pleine d’empathie, ouverte et bienveillante, m’a interpellée profondément. À la suite de cette première rencontre, nous nous sommes revus régulièrement. Grâce à ce prêtre, j’ai découvert la Bible et les paroles qu’elle contient. J’avais soif de la lire. Quand je l’ouvrais, c’était comme si un rayon de lumière en sortait.

Des conduites loin de Jésus

J’allais aussi à la messe, mais en me planquant car je n’aimais toujours pas les cathos et je ne voulais pas qu’ils me voient. En même temps, je ressentais quelque chose de fort là, à l’église, intérieurement. Je ne pouvais l’expliquer mais je sentais que tout cela était vrai. Mais en retrouvant mes amis, je retombais dans des conduites très éloignées de Jésus.

Sur les chemins de Compostelle

Au bout d’un an, n’en pouvant plus d’osciller entre ces deux mondes, j’ai décidé de partir sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Et là, de nouveau, à un moment très précis, j’ai vécu une expérience intérieure forte : j’ai eu la certitude que Dieu m’aimait avec ce que j’avais fait et non malgré ce que j’avais fait. Je me sentais coupable de toutes ces années passées dans des comportements destructeurs, et cela me pesait beaucoup. Mais en un instant, cette culpabilité est tombée : j’étais aimée telle que j’étais. Il n’y avait ni condition ni limite à l’amour de Dieu pour moi !

À quelqu’un qui est en pleine recherche comme je l’étais il y a quatre ans, je voudrais dire : tu es le trésor de Dieu, de celui qui crée toutes choses à chaque instant. Et cela, ne l’oublie jamais !

Propos recueillis par Laurence Meurville

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