Louane : un ange passe

by administrator

A côté de Louane, tout a l’air vieux. Vingt ans au compteur et des cours de code à honorer, la jolie voix blonde est comme ses chansons, un concentré d’émotions. Du cœur à revendre et du courage, elle n’en manque pas notre Louane nationale. Sans ses parents décédés, la battante trace son sillon dans un franc débordement d’affection, de musique et de joie de vivre.

Louane, on vous dit croyante. Info ou intox ?

Oui, ben, oui, je crois en Dieu.

Un peu, beaucoup, passionnément ?

Je suis une fille très cash. Je dis franchement la vérité. Il y a des moments de ma vie où, je crois beaucoup et d’autres, où je doute un peu. Et il y a des moments où je me rappelle de Dieu d’un coup. Et c’est sûr qu’il m’aide parfois même s’il y a quand même des moments où il me laisse un peu tomber. Désolée de dire ça. Mais je peux aussi dire que je le remercie souvent pour beaucoup de choses cool qui m’arrivent.

Dieu , le tutoyez-vous ? Oui, j’ai tendance à le tutoyer.

Quand vous chantez, vous sentez-vous animée un peu comme Piaf qui était très croyante ? Ouais il y a pas mal de ça. Dans ma carrière, la religion n’entre pas en compte. Qu’on m’appelle Anne ou qu’on m’appelle Louane, il y a de l’âme en moi, j’ai été créée comme ça et ça fait partie de moi.

Il paraît que vous avez été enfant de chœur ?

J’ai été enfant de chœur. C’était très très marrant. Je m’entendais bien avec tout le monde et en plus on a tous été enfants de chœur chez moi. (Ndlr Louane a quatre sœurs et un frère.) J’ai fait ma première communion. J’ai été jusqu’à la profession de foi. Mais je n’ai pas reçu la confirmation.

Vous avez grandi dans une famille cosmopolite et polyglotte.

Oui, j’ai du sang polonais, allemand, portugais et brésilien. Et j’ai déjà vécu une messe en polonais ! Le polonais, c’est très incompréhensible, mais malgré la barrière linguistique, on sent la chaleur et la foi. Sous les mots, il y a plein de choses qui passent.

Savez-vous que la jeunesse de toute la planète a rendez-vous à Cracovie cet été, pour les Journées mondiales de la jeunesse ?

Non, je n’étais pas au courant !

Ça vous plairait d’y participer ?

Si j’ai le temps, ça serait cool !

Le fil d’actualité du pape François, avez-vous le temps de le suivre ?

Je crois que je le followe. En tout cas, si je devais liker un tweet du pape François ce serait : « On apprend à prier comme on apprend à marcher. »

 J’aime beaucoup aller dans des églises allumer un cierge

Et vous , qui vous a fait faire vos premiers pas sur le chemin de la foi ?

C’est mes parents. Ils ont été très cool là-dessus. Ils nous ont proposé le catéchisme, mais sans nous forcer. Ils voulaient qu’on sache que ça existe et qu’on apprenne des choses qu’ils ne pouvaient pas forcément nous enseigner. Ils nous ont demandé si ça nous faisait envie d’y aller. C’est ce qu’on a fait. Par plaisir !

Auriez-vous aimé connaître Jésus ?

Le rencontrer, j’aurais vraiment voulu. Le connaître, je ne sais pas si j’aurais été aussi intime avec lui.

Depuis le décès de vos parents, qu’est-ce qui vous aide à garder confiance ?

Ce sont mes sœurs, mon frère, ma famille, mon chat aussi. (Rires.) C’est clairement ma famille.

Vos parents vous envoient-ils des signes ?

Bien sûr, c’est très clair. Des signes de mes parents, j’en reçois tous les jours. Je sens qu’ils sont là et qu’ils savent ce qui se passe. Ils me protègent.

Vous arrive-t-il de pousser la porte des églises ?

Oui, j’aime beaucoup aller dans des églises parce que j’aime beaucoup voir comment ça se passe. Et j’allume toujours un cierge.

Votre prière du moment ?

Je ne suis pas vraiment ce genre de fille qui apprend les prières et qui les récite. Si j’ai besoin de lui parler, je lui dis plutôt ce que j’ai sur le cœur.

Vous reverra-t-on au cinéma ?

Oui, normalement, oui, mais je ne vais trop vous en parler tant que ce n’est pas fait…

Préférez-vous toujours le skate au shopping ?

Ça, c’est une très très grosse question. J’aime toujours autant le skate, mais j’aime aussi de plus en plus le shopping…

Un sport à déclarer ?

J’aime beaucoup la boxe. J’ai en fait pas mal. Malheureusement j’ai dû arrêter faute de temps.

Avez-vous retrouvé le sommeil ?

Oui, mais je ne dors pas la nuit. Je dors la journée… C’est comme ça en vrai. Je suis une fille de la nuit. J’aime ça. J’aime pouvoir écrire une chanson à quatre heures du matin et j’aime pouvoir me perdre sur un logiciel de musique jusqu’à six heures et pouvoir me dire : « Mince il y a le soleil ! » J’aime bien ça en fait.

À quoi ressemble votre chambre ?

Ma chambre, c’est un peu n’importe quoi. En général pour entrer dedans, il faut vraiment pousser la porte.

Vous qui aimez les bouquins, êtes-vous lectrice de la Bible, qui est une bibliothèque à elle toute seule ?

Je ne sais pas vraiment. Je l’ai lue pas mal, plus jeune, mais c’est vrai que je ne l’ai pas ouverte depuis un moment.

Votre génération trouve-t-elle un sens à sa quête ?

On est une génération très libre et très en demande, dans l’idée de découvrir les choses. Et j’aime beaucoup cet état d’esprit. On arrive dans une ère où les gens comprennent qu’on a le droit de se tromper, de faire des erreurs, et voilà !

Louane, si on vous ouvrait le cœur, que trouverait-on à l’intérieur ?

On trouverait ma famille, ma musique et pas mal de bordel, un peu comme dans ma chambre…

Vous aimerez aussi

Leave a Comment

Vous aimez lire

Renseignez votre adresse email ci-dessous
Vous recevrez ainsi chaque mois L’1visible gratuitement dans votre boîte mail

NON MERCI