LA FONDATION NATIONALE POUR LE CLERGÉ SUR LE PONT FACE À LA CRISE

by Alexandre Meyer

La confection des hosties mobilise d’ordinaire toutes les moniales de l’abbaye Notre-Dame-de-Bon-Secours de Blauvac. Pour faire face à la baisse vertigineuse des commandes, la Fondation Nationale pour le Clergé a apporté une aide exceptionnelle à la communauté.

PAR ALEXANDRE MEYER

Depuis plus de 70 ans, la Fondation Nationale pour le Clergé (FNC) aide les prêtres, religieux et religieuses à vieillir décemment. Elle finance l’aménagement de maisons de retraites médicalisées ou d’infirmeries dans les monastères. Cette année, elle a soutenu financièrement différents projets dont l’abbaye Notre-Dame-de-Bon-Secours de Blauvac.

Faute de célébrations religieuses, l’atelier d’hosties de l’abbaye a dû faire face à une grosse baisse des commandes pendant le premier confinement. Au point d’obliger les religieuses à fermer provisoirement l’atelier et à mettre au chômage partiel leurs cinq salariés. Les craintes de voir la reprise d’activité s’éloigner se sont confirmées avec la mise en place du second confinement.

Installées depuis 1991 à Blauvac, petit village isolé à une vingtaine de kilomètres à l’est de Carpentras, les dix-sept moniales réunies autour de leur mère abbesse prient et travaillent dans une maison de maître habilement transformée en monastère : le château Bagnol. Elles mènent la vie de religieuses cisterciennes, fidèles à la règle de saint Benoît, dans sa pureté et sa simplicité, alternant les offices et le travail.

De gros travaux étaient en cours à l’abbaye et, par souci d’économie, les sœurs ont repris elles-mêmes les chantiers de peinture, de net- toyage et de réhabilitation des espaces verts. Une subvention de la Fondation Nationale pour le Clergé a permis de prendre en charge une partie des travaux de l’infirmerie et une aide exceptionnelle fut d’une grande utilité pour aider la communauté à payer ses coti- sations sociales.

La Fondation Nationale pour le Clergé reste très attentive aux conséquences de la pandémie et suit avec beaucoup d’attention les demandes des diocèses ou des communautés religieuses. Parce que les aînés de l’Église ont le droit de vieillir dignement.

EN CHIFFRES

1 977 € par mois :
le coût moyen d’une place en Ehpad, pour un diocèse ou une congrégation.
6 552 € par an : celui des cotisations annuelles d’assurance maladie et de vieillesse d’un prêtre.

POUR LA SOUTENIR

ou découvrir ses projets, rendez-vous sur :

www.fondationduclerge.com

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