La Communication non violente

by administrator

Art de vivre. La Communication non violente est un outil qui nous aide à créer des relations harmonieuses et constructives. En nous apprenant à être en vérité, elle nous permet d’être bienveillants avec les autres et de leur inspirer de faire de même avec nous.

4 clés pour : Pratiquer la CNV

Observation
Si je commence ma phrase par « Tu arrives toujours en retard… » ou « C’est de nouveau le souk dans ta chambre… », a fortiori « tu es un égoïste, tu ne penses qu’à toi… », l’autre est aussitôt sur la défensive. Il va mettre son énergie à se défendre, se justifier ou contre attaquer et non à tenter de comprendre mon besoin. J’ai ainsi contribué moi-même à créer le contraire de ce que je veux : j’aimerais compréhension ou collaboration et j’obtiens argumentation ou rébellion. Essayez : prenez deux ou trois situations qui vous irritent, et contentez-vous de les observer en écartant tout jugement et toute interprétation. Pas facile, mais souvent éclairant !

Sentiment
Au début, ce n’est pas nécessairement confortable d’apprendre à écouter sa colère ou sa tristesse ; cependant c’est la clé pour en sortir en prenant la responsabilité de ce que nous vivons (en identifiant nos besoins et notre demande ou démarche). En revanche, c’est toujours très stimulant d’écouter et de comprendre sa joie ou sa confiance et les besoins derrière : c’est la clé pour être présent à l’instant, et pour orienter notre vie vers ce qui nous rend joyeux et confiant.
Essayez : prenez un moment joyeux et décodez tranquillement les faits puis tous les sentiments et les besoins vécus. Puis décidez de vivre ces besoins-là au quotidien, où que vous soyez. Cela vaut toutes les vitamines C !
Faute de ce double discernement, beaucoup de nos contemporains vivent dans l’espoir que des choses agréables leur arrivent et que des choses désagréables ne leur arrivent pas, mais sans pouvoir d’action. Ils subissent, alors qu’ils ont les manettes en mains.

Besoin
Nous aurons plus de chance d’être écouté si nous parlons de nous, de nos sentiments et besoins. De même, nous comprendrons mieux l’autre si nous écoutons ses sentiments et besoins. Ma capacité à être proche de l’autre est proportionnelle à ma capacité à être proche de moi. Apprendre à distinguer nos vrais besoins de nos envies, désirs, demandes ou stratégie, se révèle très libératoire tant pour nous que pour l’autre. Inversement, nous accrocher à nos exigences en les prenant pour la seule façon d’être possible, se révèle épuisant pour nous et infernal pour les autres. Bien sûr, nous aurons besoin d’apprendre à reconnaitre et à exprimer notre vulnérabilité.
Essayez : vous verrez que dire à l’autre son sentiment et son besoin plutôt qu’une critique et un reproche, c’est se reconnaître dans son humanité, étape indispensable pour accueillir l’autre dans la sienne. Cela crée des liens profonds et vrais.

Demande – démarche – stratégie
Nos besoins ont plus de chance d’être satisfaits si nous demandons des actes clairs et concrets susceptibles de combler nos besoins. Attention : une vraie demande reste négociable (c’est-à-dire ouverte à ce que l’autre exprime d’autres besoins) sinon c’est une exigence, qui entraîne fuite ou rébellion.
Essayez : entraînez-vous à formuler les demandes qui pourraient combler vos besoins en demandant des actions ou des réponses concrètes, sans rester dans le vague ou les généralités.

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