Kaká : Géant du foot

by administrator

Rencontre. Ricardo dos Santos Leite, surnommé Kaká, est un joueur de football brésilien évoluant au poste de milieu offensif au sein de l’AC Milan. La foi communicative de ce géant du foot est bien plus qu’un penchant extra-sportif.

Une main tendue vers le ciel, l’autre posée sur le cœur, Kaká dédie chacun de ses buts au « Créateur ». Les tifosi l’adorent. Son t-shirt blanc est devenu culte. Le monde entier se souvient en effet de ce joueur en sueur qui arborait en 2002 pour la victoire du Brésil en coupe du monde, en 2007 pour la victoire du Milan AC en finale de la ligue des champions un t-shirt marqué et remarqué. Pour cause, sur le maillot était écrit : « I belong to Jesus» (J’appartiens à Jésus). Avec une superbe frappe de balle, jouant simple et efficace, Kaká, serait le « plus européen des joueurs brésiliens ». Ballon d’or en 2007, il a séduit les plus grands clubs du vieux continent. Revenu à Milan, le Brésilien évolue au poste de milieu offensif. Il a eu cet automne un geste de grande classe. Blessé aux adducteurs, il suspend son salaire. À 32 ans, Kakà monte d’un cran sur l’échelle des héros. Son humilité laisse admirateur. Son niveau fait frémir. Et quand il témoigne, la terre tremble.

Kaká, vous êtes chrétien et, visiblement, fier de l’être…

Oui, j’ai besoin de Jésus pour vivre.

Est-ce à cause de cet accident qui a failli vous paralyser ?

Je me suis brisé la sixième vertèbre cervicale à l’âge de 18 ans, en octobre 2000. J’étais en vacances chez mes grands-parents. J’ai heurté le fond d’une piscine. Cette chute aurait pu me laisser paralysé à vie. Après cet accident, je suis resté deux mois sans pouvoir jouer au football, sans savoir si je pourrais rejouer un jour ou pas. Aucun des médecins n’a compris ce qui s’est passé. Ils me répétaient : « Tu as eu beaucoup de chance, parce que dans la plupart des cas de ce genre on ne peut plus marcher. »

Miraculé ?

En janvier 2001, j’ai recommencé à jouer. Je suis monté de l’équipe B à l’équipe principale de São Paulo. Et c’est là qu’a commencé ma carrière professionnelle. Je sais que Dieu est intervenu pour me sauver. J’en témoigne haut et fort. Assurément, cet épisode m’a renforcé sur le plan spirituel, même si ma foi, elle, remonte à mon enfance.

À São Paulo ?

Oui, j’ai grandi dans une famille chrétienne dans la banlieue de São Paulo. Mes parents sont évangéliques. Ils m’ont enseigné la Bible. Ces valeurs chrétiennes ont baigné mon enfance et ma jeunesse.

Pourtant vous n’avez fait le pas du baptême qu’à l’adolescence ?

C’est vers 12 ou 13 ans que j’ai été baptisé. Je voulais vivre mes propres expériences avec Dieu, pas celles de mes parents. Depuis ce jour, chaque journée est pour moi une expérience merveilleuse avec Dieu.

Priez-vous souvent ?

Ma prière est continue. Je passe la journée entière en prière. Je fais tout ce que je fais en priant et en cherchant Dieu, à chaque moment de ma journée.

Dieu vous répond-il ?

Mon expérience m’a montré que Dieu me parle de plusieurs manières : à travers un film, à travers une musique, à travers un moment passé avec ma femme ou mes enfants.

Vous avez connu une traversée du désert au Real Madrid.

J’ai mûri à travers ces blessures. Pendant que j’étais au Real Madrid, j’ai appris que Dieu était avec moi dans chaque situation, même si tout ne se passait pas comme je le souhaitais. Je remercie Dieu pour tout ce que j’ai parce que c’est gratuit, donné par grâce !

Le secret de votre mental de champion ?

Je fais de mon mieux, je me prépare du mieux possible. Je fais tout ce que je peux faire. Et ensuite, la victoire ou la défaite dépendent de la volonté de Dieu.

Et en dehors du football ?

Le football me prend beaucoup de temps et de concentration. Entre les entraînements et les voyages, je cherche à rester disponible à ma famille. Les autres priorités viennent ensuite. Je me dis parfois : « Cette semaine je n’ai pas passé beaucoup de temps avec mes enfants. La semaine prochaine, je vais rester un peu plus avec eux et laisser de côté les autres préoccupations. » Alors je m’organise. Je tente de toujours maintenir cet équilibre. Sur ce point, la foi et Jésus m’aident beaucoup.

Votre mariage. Pour la vie ?

Je veux suivre l’exemple de fidélité de mes parents qui sont mariés depuis quarante ans. Avec Caroline, ma femme, nous approchons des dix ans.

Toutes ces caméras braquées sur vous vous laissent-elles la tête froide ?

Je crois avoir une responsabilité sociale importante aujourd’hui, de par ma situation. Je pense qu’il est donc important de parler, mais surtout de montrer l’exemple.

À votre niveau, y a-t-il une solidarité entre joueurs ?

Dans les vestiaires, certains équipiers me demandent des prières. Il y a des joueurs qui passent par des phases difficiles dans leur vie personnelle. Ils me demandent alors de l’aide pour prendre une décision. Ce sont autant des situations du quotidien que des problèmes plus importants (familiaux, changement de club…). Très souvent j’ai donc échangé et prié avec d’autres joueurs pour les accompagner en vue de prendre une bonne décision.

Beau, riche, adulé : au fond, pourquoi courrez-vous après le Christ ?

Ce n’est pas parce que je suis riche, que je suis célèbre, que j’ai besoin de Jésus. J’ai besoin de Jésus parce que j’ai besoin de Jésus ! Je dépends de lui et je crois que ma vie est en lui, il est l’arbre et je suis la branche, donc j’ai besoin de lui. Pour mon existence, pour ma survie, j’ai besoin de Jésus.


Exergue :
« Ma prière est continue. Je passe la journée entière en prière. Je fais tout ce que je fais en priant et en cherchant Dieu, à chaque moment de ma journée »

 

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