Lynda Lemay : Du coq à l’âme

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Rencontre. Elle vient d’un pays où l’érable pleure un petit sirop savoureux. Quand elle fait la cour à son public, elle est toute parfumée de musique. À vous la parole, Lynda Lemay… Enfin, Lyndô, avec l’accent québécois !

Propos recueillis par Magali Michel

Lynda Lemay vit au calme, face au fleuve Saint-Laurent. Dans sa maison très éclairée, toute en fenêtres pour ne rien rater de cette vue époustouflante sur l’eau et les gros bateaux, qui passent si près qu’ils font vibrer la demeure, on se sent vite à court de mots. Heureusement la chaleur et l’humour de Lynda « vous mettent confortable ». Quand elle parle, rien qu’à son accent, on est déjà en pays musical. Alors quand elle chante… C’est un talent d’auteur comme il y en a peu. Ses textes incisent nos états d’âme. Du rire aux larmes.

Votre premier geste le matin ?

Prendre mes mails sur mon Blackberry (eh oui… je sais, c’est triste !).

Jusqu’où arrivent vos cheveux précisément ?

Ça dépend de la longueur de mes rallonges !

Un secret de beauté ?

Un gros dodo !

Une couleur ?

Bleu. Comme les grandes étendues d’eau. J’adore l’eau.

Votre devise ?

Ce n’est que partie remise. Comme je dois dire non à plein de beaux projets côté carrière, vu que je tiens à voir grandir mes filles et passer du temps de qualité avec elles, j’aime penser que la vie sera longue et me permettra de réaliser ces projets sur le long terme, une fois que je saurai que mes filles se sont bien construites et sont solides et heureuses dans leurs vies respectives.

Votre livre de chevet ?

Je ne lis presque jamais. Par manque de temps. Le livre qui est sur le dessus de la pile des livres que je n’ai pas le temps de lire s’appelle Mieux dormir, j’en rêve (lol) !

Une émotion ?

Le rire !

Un trait de caractère ?

Positive.

Chantez-vous sous la douche ?

Non. Je prends des bains, silencieusement, ou au téléphone avec ma sœur Diane !

Pour bien démarrer vos journées ?

Un café vanille.

Qu’est-ce qui vous donne le plus de joie ?

Voir mes filles heureuses et épanouies.

Un rêve ?

Un rêve sans doute impossible : être sur scène, divertir et émouvoir encore à cent ans ! Avoir cette santé-là. (Faudrait que je commence à soigner mon alimentation et à m’entraîner, si je tiens vraiment à ce rêve !)

Le bonheur selon vous ?

Avoir bien dormi et pouvoir apprécier le moment présent.

Quel genre de petite fille étiez-vous ?

Timide, renfermée, observatrice.
Plus de 150 chansons déjà : avez-vous vécu mille vies pour mettre en mots autant de choses ? Heureusement pour moi, je n’ai pas vécu tout ce que j’écris ! Mais je suis très sensible à ce qui arrive aux autres et très consciente de n’être pas si différente de qui que ce soit sur cette terre… Je suis de nature empathique et je me glisse facilement dans la peau de ceux et celles qui me confient des bouts de leur histoire. Alors, quand les confidences me touchent ou me bouleversent, elles m’habitent pendant quelque temps… puis souvent, elles finissent par se transformer en chansons. Donc, non, je n’ai pas vécu mille vies, mais quand même, il y a aussi beaucoup d’autobiographie dans mon répertoire !

Quel message postez-vous dans vos chansons ? Un message ?

Eh ben, je dirais que c’est un message d’amour. J’aime les gens et je crois que ça s’entend dans mes chansons, en particulier dans celle qui termine l’album, Entre deux paradis. C’est une déclaration d’amour à mon public et c’est sans doute la chanson la plus autobiographique que j’ai écrite dans ma vie.

Votre incroyable énergie ?

Ouf… parfois, je sens que j’en manque un peu, de cette énergie qui m’est nécessaire. Mais je finis toujours par la trouver ! Et je la puise auprès de mes filles ; chacun de leurs sourires me prouve que cette vie que je leur ai donnée les rend heureuses et ça, il n’y a rien de plus énergisant pour une mère ! Et bien sûr, l’artiste en moi se nourrit également de l’amour du public, dont je fais le plein à chacune de nos rencontres.

Blessée, quel remède ?

Le remède aux blessures de l’âme est souvent le partage. Quand on partage sa peine, elle devient plus supportable. Briser le silence aide souvent à alléger la douleur. Plusieurs chansons de mon album Blessée sont des silences brisés.

Un grain de foi ?

Quand les choses nous dépassent, c’est bon de sentir qu’on peut s’en remettre à plus fort que soi. Plusieurs de mes chansons sont des prières… et le Dieu que je prie, ben je me dis que c’est la Bonté Universelle. Et je veux croire que la bonté triomphera toujours sur la méchanceté.

Comment voyez-vous Dieu ?

Je le vois dans le visage des personnes – capables de grande bonté – que je rencontre.

Avec quels mots ou gestes, aimez-vous le prier ?

Humm… C’est assez personnel ça !

Une parole d’Évangile ?

Je ne me rappelle plus au juste comment c’était dit, mais quelque chose comme : il ne faut pas faire aux autres ce que l’on n’aime pas que les autres nous fassent.

Le plus beau cadeau que la vie vous aie fait ?

Mes deux filles ! Moi qui croyais plus jeune que je n’aurais jamais d’enfant : quelle divine surprise !

Dans vos chansons, les prières que vos différents personnages adressent au Bon Dieu restent parfois sans effet. Dans votre vie à vous, Lynda, Dieu répond-il à vos prières ?

J’aime à croire que oui… Même si les réponses ne sont pas toujours claires… ou rapides !

Une prière que vous aimeriez mettre en chanson ?

Je ne me prépare jamais à écrire une chanson en particulier. J’écris seulement au moment de « débordements d’émotions ». Quand ça monte en moi, je laisse déborder sur le papier, mais je ne peux prévoir le moment du débordement ! Je peux dire cependant que je suis très fière d’avoir écrit la prière : Donnez-lui la passion. Je la chante aujourd’hui en pensant à mes deux filles.

Une raison d’espérer ?

Toutes les raisons sont bonnes !

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