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Dans les yeux d’une mère

11 décembre 2012

Portrait Isabelle LAURENT Ecrivain.

Isabelle et son époux sont parents de dix enfants, dont deux sont adoptés. C’est de manière très inattendue que Morgane est arrivée dans la famille…

Propos recueillis par  Isabelle Laurent

Depuis sept ans, je m’occupais d’une association d’aide aux futures mères dans notre ville, quand un matin je reçois un appel :
– J’ai besoin d’aide, je n’en peux plus. J’ai deux enfants, mon copain m’a laissée tomber, j’attends un troisième, mais j’ai plus rien, mon frigo est vide…
Je fonce remplir un caddie avant de sonner à la porte. C’est le début d’une relation avec cette toute jeune maman… Elle ne va pas bien.
Un samedi matin, à bout, elle m’appelle :
– Ma fille, Morgane, a encore mouillé son lit. Je l’ai envoyée à l’école, mais je n’ai pas la force de la retrouver à midi…
Elle pleure. Elle en est à son huitième mois de grossesse. Je lui propose d’aller chercher Morgane, sa fille de 6 ans, à l’école. La petite fille passera le week-end chez nous, le temps que sa mère se repose. À la sortie de l’école, je me précipite pour rassurer Morgane… Le dimanche soir, personne dans l’appartement de sa maman. Impossible de la joindre, ni au téléphone, ni nulle part. Quand, au bout de quelques jours, je parviens enfin à la joindre, elle me demande de garder sa fille.
– Vous avez déjà adopté deux enfants, je sais qu’elle sera plus heureuse chez vous, moi je ne sais pas la rendre heureuse.
Les services sociaux nous accordent le droit de garde le temps que la situation s’arrange. Cette mesure provisoire dure un an ! Bien sûr, je n’ai pas attendu pour aimer Morgane, ni pour « l’élever » comme ma fille. Dès le premier instant, je l’ai aimée comme j’ai aimé chacun de mes enfants.
Un jour, l’assistante sociale m’annonce que Morgane ne peut retourner chez sa maman. « Elle voudrait vous donner son autorité parentale afin que vous vous occupiez de sa fille d’une manière plénière et légale. C’est une demande assez gênante pour moi, mais je veux que vous sachiez qu’il y a un institut très bien dans la région, et que Morgane y a déjà sa place dés que vous le voulez !
– Oh non, c’est d’accord, nous la gardons ! Elle est bien chez nous, elle s’épanouit et désire rester.
Je remercie de tout cœur le Seigneur pour cette petite fille qu’il nous confie officiellement. Et c’est là que ma mémoire s’éclaire. D’un seul coup, je comprends qui est Morgane !

Flash back
Je n’avais pas fait le lien entre la jeune fille frêle de seize ans que j’avais rencontrée six ans auparavant et la maman de Morgane qui m’avait appelée au secours. Six ans plus tôt. Je confie ma perplexité à une amie : « Je viens d’avoir un appel d’une jeune fille de 16 ans, elle est enceinte et ne sait pas quoi faire. Elle a peur de la réaction de ses parents. Je suis bouleversée. « Il n’y a qu’une chose à faire, me répond-elle, propose-lui d’avorter. Elle va gâcher sa vie en le gardant, c’est évident ! » « Mais tu sais ce que je pense de l’avortement, je ne pourrai jamais proposer une telle chose ! » « Bien sûr, c’est facile pour toi ! Tu as un mari, une situation financière qui vous permet d’élever sans problème vos enfants. Mais elle ? » J’étais déstabilisée. Et pourtant, je ne pouvais pas penser à l’avortement comme une solution ! Un profond malaise m’envahissait. J’avais rencontré cette fille, l’avais écoutée, mais n’avais aucun pouvoir pour arranger sa situation, que ma prière de souffrance : « Seigneur, aide cette jeune fille, je t’en supplie, afin qu’elle garde son enfant, et je te demande de mettre sur sa route des gens qui l’aideront à l’élever. Fais quelque chose pour elle ! »

Je n’avais plus aucun doute
Je me souvenais mot pour mot de cette prière. Je suis tombée à genoux en regardant le ciel. « Seigneur, est-ce possible que ce bébé soit Morgane, que cette jeune fille et la maman de Morgane soient la même personne ? » Mais je n’avais plus aucun doute : les deux visages se rapprochaient et avaient les mêmes traits.

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