LA STAR QUI REGARDE VERS LE CIEL

11 mars 2026

Couv validée

Malgré les épreuves qu’elle a traversées durant son enfance, Cindy Bruna s’est accrochée à sa foi et en a fait le chemin qui l’a menée à ce qu’elle est aujourd’hui. Elle fait le choix de témoigner de ce que Dieu fait de beau dans sa vie.

PROPOS RECUEILLIS PAR ANNE-LAURE COLIN ET ANTOINE LEMAIRE 

Vous avez vécu une enfance compliquée, notamment due à un beau-père violent, mais vous semblez très attachée à la famille, que représente-t-elle pour vous ?

Ma famille c’est mon équilibre. Elle me ramène à la réalité, à mes fondations et à tout ce que je suis. Elle me permet de garder les pieds sur terre. Pour moi, il n’y a pas plus important après Dieu que la famille !

Peut-être que le fait d’avoir vécu une violence qui était faite par un beau-père, et non un papa, m’a permis d’avoir quand même un bon exemple de la paternité. Et cette période compliquée nous a rapprochées avec ma mère et ma sœur, parce qu’on vivait ça ensemble. Quand ça ne va pas je me tourne vers elles, vers Dieu, et bien sûr vers mon époux. Et puis je suis aussi suivie par une thérapeute.

Dans ces périodes difficiles, qu’est-ce qui vous donnait le courage de tenir et de croire en un futur meilleur ?

C’est carrément ma foi ! J’ai demandé le baptême avec ma sœur à huit ans, et j’ai été baptisée à dix ans. Je me suis tournée vers la prière dans mes combats. Même dans des moments où je me suis sentie perdue, j’avais toujours le sentiment que Dieu me ramenait à Lui. J’ai toujours été rattrapée en vol, même lorsque j’étais complètement perdue.

Quel était votre objectif en publiant votre livre Le Jour où j’ai arrêté d’avoir peur ?

Je voulais lever un tabou. Dans ma famille, il y avait un tabou énorme. Le livre nous a permis d’avoir des conversations pas faciles mais très importantes avec ma maman et ma sœur, et de nous libérer du poids de ce silence qui est beaucoup trop lourd à porter. Je l’ai fait pour inciter d’autres femmes, d’autres enfants, à prendre la parole, à se sentir un peu moins seuls, et à voir qu’en fait, ça arrive aussi aux autres. Et surtout, pour leur montrer qu’il y a de l’espoir, qu’il y a une vie après les violences et qu’on peut faire plein de belles choses. Je voulais le montrer parce qu’aujourd’hui, pour nous, tout se passe bien.

Et cette enfance compliquée a-t-elle des répercussions sur la manière dont vous verriez le fait d’être maman ?

Oui, clairement. Moi, en grandissant, j’ai très rapidement perdu mon innocence. J’aurai à cœur de la préserver chez mes enfants le plus longtemps possible. Je sais qu’on passe tous par des moments compliqués, ça fait aussi partie de la vie, mais j’essaierai d’être le moins possible la cause de traumas, de les épargner au maximum, même si tout n’est pas dans le contrôle des parents.

Vous vous êtes mariée le 20 décembre dernier à l’église. Pourquoi ?

Le mariage religieux est une union qui est sacrée, qui repose sur Dieu et la foi chrétienne. L’idée de deux êtres qui ne forment plus qu’une seule chair. Pour l’illustrer, j’aime beaucoup la phrase de Saint-Exupéry « s’aimer ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans la même direction. » Je pense que c’est tout à fait ce dont il est question. On a tous les deux le regard sur Jésus, Il est notre fondation. On veut que notre mariage repose sur Lui. Pour ça, on a eu une préparation au mariage, à l’Église catholique, mais aussi avec des pasteurs, car mon mari est protestant. On a abordé plusieurs sujets, et notamment les soucis potentiels qu’on va pouvoir traverser, et comment on tentera de les surmonter ensemble en gardant les yeux fixés sur Dieu.

Sur vos réseaux, vous avez parlé de l’abstinence avant le mariage. Pourquoi avez-vous décidé de parler de cela dans une société où cet engagement n’a pas beaucoup de résonance ?

L’abstinence a été pour moi un choix d’obéissance, qui n’est pas forcément toujours facile. J’ai longtemps cru que j’en étais incapable, et j’en riais presque… Ça me paraissait tellement appartenir à un autre temps ! Et certains témoignages d’autres femmes ayant fait ce choix m’ont prouvé que j’avais tort. Tout ça a fait partie de mon cheminement spirituel. Je crois profondément à la force du témoignage en général. J’ai écrit ce livre il y a quelques années, et je pense que c’était un début de témoignage. Je pense que ça peut inspirer, donner de l’espoir, renforcer dans la foi ceux que ça touche. Je sais à quel point les témoignages d’autres personnes ont pu m’aider à certains moments de ma vie. Et je suis convaincue que Dieu peut parler à travers des témoignages.

Comment vivez-vous votre foi au quotidien ?

J’entretiens ma relation à Dieu. Pour ça, je vais à la messe le dimanche avec mon mari ; et je prie. Je pense que dans la prière, il faut demander mais aussi remercier ! Il faut même plus remercier. Mais j’avoue que j’ai beaucoup harcelé Dieu pour trouver mon mari (rires). Je crois en la persévérance dans la prière. Je ne vais pas vous mentir en vous disant que tout est toujours joyeux : je me plains aussi beaucoup… Mes prières prennent plusieurs formes, ça dépend un peu de mon humeur et de comment je me sens. Je remercie souvent Dieu de s’être manifesté dans ma vie dès mon plus jeune âge, parce que je trouve que c’est tellement magnifique ! Je n’ose même pas imaginer une vie sans ma foi.

Dans nos vies qui vont à 100 à l’heure, comment prenez-vous le temps de vous ressourcer, notamment spirituellement ?

Il m’arrive d’aller à la Pomarède. J’y ai vécu ma première retraite chrétienne en silence, après le décès de mon papa. J’y suis allée un peu sur un coup de tête.

C’était la première fois que je « pratiquais », si on peut dire, le silence. C’était assez fou de voir à quel point le cerveau tente de discuter sans cesse jusqu’au moment où il lâche prise. Extraordinaire. J’en suis sortie très différente. Dieu m’a guérie de beaucoup de choses cette semaine là !

 

 

Cindy Bruna est une top model internationale et une actrice. Elle a défilé pour les plus grandes marques du luxe, Jean-Paul Gaultier, Chanel, Balmain ou Calvin Klein. Engagée dans la lutte contre les violences faîtes aux femmes, elle publie en juin 2022 son livre Le Jour où j’ai arrêté d’avoir peur.

FAIRE UN PAS DE PLUS

avec Découvrir Dieu

Posez-nous toutes vos questions de foi. Des personnes se tiennent disponibles pour dialoguer avec vous.

Vous souhaitez échanger avec un chrétien ou confier une intention de prière.

Trouvez une église dans votre région ou votre ville.

recevez un encouragement par semaine avec souffle

Souffle est une newsletter proposée par découvrir dieu

Vous aimez lire

Renseignez votre adresse email ci-dessous
Vous recevrez ainsi chaque mois L’1visible gratuitement dans votre boîte mail