Vanessa Demouy : confidences de Noël

by Hélène Bordes

Rencontre. On l’a vue dans Classe Mannequin ou Cœurs Caraïbes à la télé. Au cinéma, elle a partagé l’affiche avec son mari Philippe Lellouche dans Le Jeu de la vérité.À l’appel de Noël, Vanessa Demouy nous fait cadeau de jolies confidences. 

Propos recueillis par Magali Germain.

Belle à mourir, Vanessa Demouy était partante pour une interview au parfum de Noël, une fête dont elle est inconditionnelle et qu’elle truffe d’espoir.

Vanessa, vous êtes de souche auvergnate, arménienne et catholique, pas banal… C’est du pur, du dur. (Rires). À quoi ressemble Noël, chez vous ?

Il est très traditionnel. Je suis une inconditionnelle des sapins et des festivités de Noël. Ça développe chez moi des réminiscences de l’enfance. C’est joyeux, c’est gai, c’est bienveillant. J’ai des souvenirs merveilleux de Noël. C’est vraiment quelque chose que je veux entretenir pour ma famille et pour mes enfants.

Si Noël était une histoire…

Solal et Sharlie (ses enfants, NDLR) connaissent bien l’histoire de Noël. Solal est au collège dans une école catholique où il prépare énormément l’Avent. Il explique à sa sœur. On installe la crèche. J’ai un petit santon de Marie qui la représente agenouillée et enceinte. On place Marie dans la crèche. Puis après on met Marie qui n’est plus enceinte avec Jésus. Puis les rois mages avancent. À travers la maison, on a plein de petits rituels que les enfants adorent.

Vos enfants ont une mère catholique et un père juif.

J’ai la chance, je dis bien la chance, d’être mariée avec un homme qui n’a pas la même religion que moi. Nous vivons très bien nos religions. Nos enfants sont élevés dans une double culture, dans une vraie mixité. C’est une grande richesse. Il n’y a pas de compétition ni d’interdit. On fait Kippour comme on fait Noël ou Roch Hachana. C’est très festif.

Quel est le mode d’emploi d’un couple mixte heureux ?

La confiance. La communication. Il y a toujours quelques frictions avec les familles qui ne comprennent pas ou qui auraient préféré d’autres choses.

Votre mari vous met-il en boîte au sujet de votre religion ?

Philippe trouve qu’il y a énormément de différence de culte entre la synagogue et l’église. Pas de bol ! à chaque fois que je l’emmène à une messe, c’est très traditionnel. Dans une synagogue, les gens parlent beaucoup, les rabbins sont souvent obligés de ramener l’assistance à l’ordre… Dans une église, c’est plus silencieux, plus recueilli. En même temps la dernière messe à laquelle je suis allée dans mon petit village, c’était la messe des artistes, c’était hyper-joyeux, il y avait beaucoup de musiciens, c’était très festif. Je me suis dit : « Mince ! Encore une messe où je n’ai pas emmené Philippe ! Il m’aurait dit : « Ah oui, effectivement… »

De votre catholicisme, qu’aimeriez-vous transmettre à vos enfants ?

La porte ouverte sur les possibles. Mon moment préféré à la messe, c’est la paix du Christ, voyez-vous. Ça correspond bien à ma vision de la foi. Depuis que je suis môme, tous ces gens qui ne parlent pas et qui d’un seul coup se retournent, s’embrassent, se serrent la main en se donnant la paix du Christ, ça me fascine.

« Je suis une catholique opportuniste », avez-vous déclaré un jour…

Dans cette phrase, je voulais dire qu’on a le choix. Croire ou ne pas croire. Entre les deux, je choisis de croire, c’est quand même plus positif. C’est une note d’espoir. C’est une note joyeuse. C’est surtout à l’heure où l’on perd des êtres qu’on aime que la foi est précieuse. Je me dis qu’ils sont juste à côté, dans la chambre d’à côté. Je ne les vois plus, mais ils sont vraiment là. On va se retrouver. Pour moi, la foi est porteuse d’espoir.

Avez-vous une prière chérie ?

Peut-être la première qu’on nous enseigne, le Notre Père.

Dieu, comment le voyez-vous ?

Souriant, j’espère. On a beaucoup d’images de Dieu. On ne sait pas trop, en fait. J’imagine quelqu’un de très bienveillant. Ce Dieu dont j’entends parler depuis que je suis petite est fait d’amour, de pardon, de bienveillance.

Lui en avez-vous voulu de vous avoir créée belle à mourir ?

Non, parce que je ne me suis jamais sentie belle à mourir. Il y a des moments de doute quand je me trouve face à une injustice violente ou un mal-être : « Pourquoi ? » « Pourquoi moi ? » « Pourquoi là ? » « Pourquoi comme ça ? » Mais lui en vouloir, non.

Au jeu de la vérité, que diriez-vous ?

Je suis plutôt d’une nature franche et directe. Donc quand j’ai quelque chose à dire, en général je le dis.

On va vous retrouver bientôt sur les planches dans L’Appel de Londres, est-ce votre cocorico ?

Sous couvert de grande critique c’est une grande déclaration d’amour à la France et aux Français. On les blâme si facilement. Ils font pourtant ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils sont. Il ne faut pas oublier ce qui fait la grandeur de ce peuple.

Le 24 ou le 25, pensez-vous emmener tout le monde à la messe ?

À la campagne, les messes ne sont pas toujours dans le même village. Si c’est chez nous, oui, je pense qu’on ira, si c’est à vingt-cinq kilomètres de la maison, ce sera plus compliqué. Mais bon, ça tourne. L’année dernière ce n’était pas chez nous, donc cette année, on a nos chances !

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