ENFANTS DU MÉKONG. ET SI VOUS DEVENIEZ UN « ANGE GARDIEN » ?

by Alexandre Meyer
 

XAVIER GUIGNARD EST RESPONSABLE DU DÉVELOPPEMENT DU PARRAINAGE

PROPOS RECUEILLIS PAR ALEXANDRE MEYER

Illustration : À Sisophon (ouest du Cambodge), le parrainage est distribué pour moitié en nature par des produits de première nécessité : riz, kits d’hygiène, etc. 

Quelle est l’intuition fondatrice d’Enfants du Mékong ? Lorsque René Péchard, modeste dentiste français expatrié au Laos, a « fondé » Enfants du Mékong en 1958, il n’avait aucun projet, aucun business plan. Il a simplement dit « oui » à deux orphelins qui lui demandaient de l’aide. Il a simplement recueilli ces deux orphelins pour leur sauver la vie. Puis d’autres enfants sont venus, toujours plus nombreux. Là encore, un « oui » fondateur. S’il avait trouvé une solution pour deux enfants, alors il devait y avoir la possibilité de dupliquer cette solu- tion. Il a donc fait appel à ses amis restés en France, pour leur demander d’aider chacun un enfant. C’est ainsi qu’est né le parrainage, qui permet aujourd’hui à 22 000 enfants d’aller à l’école malgré leur extrême pauvreté, avec l’aide de 19 000 marraines et parrains.

Et aujourd’hui ? Cette solution du parrainage est toujours d’actualité. En Asie du Sud-Est, le confinement fait d’énormes dégâts, à l’instar des Philippines ou les moins de vingt et un ans sont confinés avec interdiction de sortie depuis le mois de mars. Si le soutien financier aide énormément les familles à tenir le choc (beaucoup ont perdu leur emploi déjà précaire), le soutien moral que représente le parrainage, et notamment l’échange de lettres, leur permet aussi de tenir le coup psychologiquement.

Filleuls et ses amis d'école - Tad Lo

Quels sont les projets d’Enfants du Mékong ? Nos projets sont les mêmes depuis plus de 60 ans : répondre au mieux aux besoins du terrain et aux appels à l’aide que reçoivent nos bénévoles locaux. La pandémie va entraîner et entraîne déjà de nombreuses familles dans la misère. Nous voulons les soutenir à la fois à court terme, avec le financement de micro- projets (fermes, échoppes, taxis, etc.) et à long terme, en permettant à ces familles de scola- riser leurs enfants, grâce au parrainage. Nous renforçons aussi notre soutien à des structures qui permettent aux plus pauvres parmi les pauvres de retrouver leur dignité : centres d’accueil pour les enfants des rues, écoles dans les camps de réfugiés, structures pour enfants porteurs de handicap, etc. Ces initiatives locales sont des rayons de soleil pour les plus miséreux. Nous voulons les soutenir par des parrainages collectifs. Concrètement, cela signifie que des mar- raines et parrains en France deviennent les « anges gardiens » de ces centres, en leur envoyant un peu d’argent chaque mois pour leur permettre d’exister. Les parrains sont bien sûr les bienvenus en Asie (dès que les mesures le permettront) pour constater par eux-mêmes le bien-fondé de ces œuvres, et surtout la joie communicative des enfants qui en bénéficient !

EN CHIFFRES

22 800 enfants sont parrainés par 19 300 marraines et parrains.
63 volontaires « bambous » partent en mission pour 1 à 3 ans.
Montant du parrainage : 28 € par mois, défiscalisable à 75 % (7 € par mois après déduction fiscale).

PLUS D’INFOS

www.enfantsdumekong.com

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