Eliane : « IL FALLAIT QUE JE SACHE SI DIEU EXISTE OU PAS »

by Alexandre Meyer

Athée convaincue, Eliane aime se moquer et provoquer les chrétiens. Une discussion avec un collègue va changer sa vie…

PROPOS RECUEILLIS PAR VINCENT ROYER POUR DÉCOUVRIR DIEU

Je suis née dans une famille catholique parce qu’à l’époque, c’était la culture d’être catholique, mais je n’ai jamais vu mes parents prier ou aller à la messe. Mon père est mort quand j’étais petite fille et maman s’est remise en ménage avec un monsieur qu’elle a épousé plus tard, qui était lui-même veuf et avait quatre enfants. Mais ce monsieur n’était ni baptisé ni croyant, et ses enfants non plus. Et, en grandissant dans cette famille-là, je suis devenue athée par mimétisme. À 24 ans, je travaillais dans une entreprise. C’était dans la ban- lieue parisienne. Alors que je racontais des blagues sur Jésus pour faire rire la galerie, un seul collègue n’a pas ri, ça m’a interpellée. Et puis, une autre fois, j’ai demandé ce qu’était la Chandeleur et il fut le seul à m’expliquer autre chose que : « C’est le jour où on mange des crêpes. » Puis, ce collègue m’a invitée à aller à une conférence animée par un prêtre et j’ai accepté parce qu’il était tellement courtois et sympathique que je regrettais un peu mes grosses blagues sur Jésus…

« IL Y A QUAND MÊME DE L’ESPÉRANCE »

J’y suis donc allée et j’ai écouté. Le prêtre commentait l’Évangile où Jésus dit : « Celui qui rougira de moi devant les hommes, je rougirai de lui devant mon Père qui est dans les cieux. » J’ai très bien compris ce que cela voulait dire, mais je ne l’ai pas pris pour moi. J’ai pensé : « Il a raison de dire ça, ceux qui se disent chrétiens doivent l’être vraiment. » Dès la fin de la conférence, mon collègue m’a présentée au prêtre en disant : « Voilà une jeune fille qui entend parler de Dieu presque pour la première fois aujourd’hui. » Et le prêtre a répondu : « C’est avec de la mauvaise herbe comme ça qu’on fait de la bonne graine. » Je vivais dans une certaine pauvreté intérieure pourtant, à cet instant, je me suis dit : « Il y a quand même de l’espérance. » Il ne s’est rien passé de plus ce jour-là… N ’empêche qu’un mois et demi après, j’étais convertie ! J’étais devenue croyante. Je me rappelle avoir pensé : « Il faut que je sache si Dieu existe ou pas. » Mon athéisme était sérieusement ébranlé. Mon collègue m’a invitée à deux reprises à aller voir le prêtre et je n’avais qu’une envie : me moquer, le provoquer. Je l’ai appelé « monsieur » exprès, je lui posais des questions saugrenues… La deuxième fois, le prêtre m’a dit : « Aimeriez-vous vous confesser ? » Et paradoxalement, j’ai répondu : « Oui. » Après avoir dit mes péchés, je ne me suis pas sentie particulièrement soulagée. Parler à un collègue ou à un psy serait revenu au même. Mais lorsque le prêtre m’a donné le pardon de Dieu, tout à coup, l’amour de Dieu est entré dans mon cœur.

« MERCI MON PÈRE »

Je vous parle de la puissance de Dieu, vraiment ! De l’amour de Dieu, de la joie de Dieu, de l’amour de l’Église catholique… En sortant de là, j’ai dit : « Merci mon père » à celui que j’appelais « monsieur ». Je bondissais de joie dans la rue tellement j’étais heureuse. Dans ma vie, il y a un avant Jésus, et un après Jésus. Dans les jours qui ont suivi, j’ai compris que si Dieu m’aimait à ce point- là, je pouvais lui donner toute ma vie. J’ai rencontré beaucoup plus tard, onze ans après, la Commu- nauté de l’Emmanuel. Depuis, je suis sœur dans cette communauté. Merci au Seigneur pour tout ce qu’il a fait pour moi

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