BÉNÉDICTE : « J’AI TOUCHÉ DE PRÈS L’AMOUR DE DIEU »

by Alexandre Meyer

La vie de Bénédicte bascule totalement le jour où son mari meurt d’un cancer fulgurant. Dans cette douloureuse épreuve, elle découvre pourtant la joie immense de se sentir aimée…

PROPOS RECUEILLIS PAR JEANNE FLEURY POUR DÉCOUVRIR DIEU

Je suis née dans une famille catholique. Mes deux parents pratiquaient. J’ai été élevée dans la foi, dans la pratique de la foi. Mais, jeune fille et jeune femme, je pratiquais moins. Ma foi était tiède, je n’avais pas l’impression d’avoir une grande intimité avec le Seigneur. Je le cherchais. Plusieurs fois, je suis allée à des retraites. En grandissant, ma vie ne fut pas toujours simple et je lui ai demandé ce qu’il attendait de moi, qu’il m’aiguille.

« ÇA A DURÉ À PEINE QUATRE SEMAINES »

J’avais envie de fonder une famille, d’avoir des enfants. Un jour je suis tombée amoureuse, je me suis mariée et j’ai eu le bonheur d’avoir trois enfants. La dernière est née en 1998. Peu de temps après nous avons passé de bonnes vacances avec mon mari et les enfants, mais, à la rentrée, en septembre, il a commencé à se sentir mal, et en un mois, il est mort d’un cancer fulgurant. Il est mort le 1er octobre, ça a duré à peine quatre semaines. Et là, ma vie a basculé. Je me retrouve seule, avec trois enfants très jeunes à élever, j’ai perdu l’homme que j’aimais. Ça a été un tsunami.

« Nous avons tous énormément de prix à ses yeux. Il ne nous lâche pas. »

Pendant ces semaines d’hôpital, j’ai vraiment découvert que j’étais aimée de Dieu, follement aimée de Dieu. Dans cette douleur immense, à 38 ans – mon mari en avait 40 – on s’attend à tout sauf à ça. Je venais d’accoucher, j’étais dans la vie, je me suis sentie innondée d’amour, de grâce. C’était physique, je sentais de la chaleur, je sentais qu’il était tout le temps avec moi.

J’ai compris que cet amour que je recevait venait de Dieu parce que je n’avais jamais connu un amour pareil. C’était le Seigneur. C’était plus fort que l’amour que j’avais pu recevoir de mes parents, de mon mari, de mes enfant, c’était plus fort encore !

« J’AI COMPRIS QUE J’ÉTAIS UN TRÉSOR À SES YEUX »

Longtemps, j’avais eu l’impression d’être au milieu d’une foule et de faire de grands signes à Dieu en criant : « Oh, oh ! je suis là ! » Comme on lèverait le doigt à l’école pour être interrogé tandis que le professeur voit tout le monde sauf vous. Mais avec la mort de mon mari, j’ai touché de près l’amour que Dieu me portait et j’ai appris à le connaître. J’ai compris que j’étais un trésor à ses yeux, qu’il pleurait avec moi, qu’il souffrait avec moi.

Il m’a littéralement portée pendant et après cette épreuve, car il a fallu que je tienne debout, que je sourie à nouveau, que je me lève le matin pour les enfants, que la famille soit toujours dans la joie.

Je pense que, tout doucement, le Seigneur m’avait préparé le cœur à recevoir tout cet amour à l’instant où mon mari allait mourir. C’était extrêmement fort, puissant, doux et pacifiant. Et cette expérience m’a procuré un immense bonheur. Cette joie immense qui a rempli ma vie est liée à la mort de mon mari, mais cette joie immense de me sentir infi- niment aimée ne m’a pas quittée. Cette découverte a changé le cours de ma vie. J’aime bien mieux le Sei- gneur que je ne l’aimais avant. J’éprouve l’envie de lui parler, d’être avec lui. Il est toute ma vie. Nous avons tous énormément de prix à ses yeux et, quand on vit des choses épouvantables, il nous tient dans ses bras très fort et ne nous lâche pas.

Vous pouvez retrouver le témoignage de Bénédicte en vidéo et la contacter en vous connectant sur decouvrir-dieu.com

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