Depuis une dizaine d’années, le nombre de baptêmes d’adultes ne cesse d’augmenter. En 2026, à Pâques, ils sont plus de 10 000. Un véritable défi pour les paroisses françaises.
PAR LA REDACTION DE L’1
En cette année 2026, à Pâques, le nombre de baptisés adultes dépasse les 10 000 en France. C’est une augmentation de 60% en dix ans.
Pâques, pour un chrétien, c’est la célébration de la résurrection du Christ. C’est le moment du Salut : Jésus est mort sur la croix pour laver chaque homme de ses péchés. Par sa résurrection, chacun peut vivre d’une vie nouvelle.
Et les baptêmes ont généralement lieu à Pâques. De même que le chrétien déjà baptisé se laisse transformer par Jésus, « le nouveau baptisé revêt l’habit de l’homme nouveau. Il est donc convenant que les baptêmes soient célébrés en ce jour si spécial », explique le père Antoine Laviale, curé de la paroisse étudiante de Toulouse, qui célèbre environ 70 baptêmes dans la nuit de Pâques cette année.
Là-bas comme ailleurs, c’est un véritable défi pour les paroisses, qui peinent parfois à accueillir ces personnes en quête de sens.
Pourquoi tant ?
« Notre monde en crise pousse à de grandes questions existentielles qu’on a essayé d’évacuer de la sphère publique. Mais l’homme, qui est de nature religieuse, cherche la transcendance », argumente le père Laviale pour expliquer l’augmentation sans précédent des demandes de baptêmes.
Dans sa paroisse étudiante, le curé voit les transformations qui s’opèrent chez les jeunes qu’il accompagne, et s’en réjouit. Ces âges de transformation et de mutation, où « on est déraciné et pas encore enraciné ailleurs », ouvrent la porte aux réflexions et à la maturité spirituelle. Et cette génération « z » souffre plus qu’aucune autre de la solitude.
Pour répondre à la demande, les paroisses ont dû s’adapter. Dans la ville rose, par exemple, l’équipe du père Laviale est rodée, et propose à chaque arrivant de participer au parcours Alpha, pour explorer les bases de la foi chrétienne. Ils assistent ensuite à un cycle de conférences pour se former, puis ont la possibilité de suivre deux retraites avant le baptême. « C’est un privilège de les accompagner », se réjouit le père Laviale.





