Nos forêts sont-elles en danger ?

by Hélène Bordes

Forestiers et citoyens se sont réunis sous les frondaisons de la forêt de Tronçais jeudi 25 octobre. Ils ne sont pas venus pour un bain de forêt ou embrasser les arbres avant de les couper mais dénoncer les privatisations qui mettraient nos bois en péril.

1 200 forestiers et simples citoyens ont occupé la majestueuse forêt de chênes du Tronçais (Saint-Bonnet-Tronçais, Allier) pour sensibiliser les Français aux mesures gouvernementales qui mettraient en danger le poumon vert de l’hexagone. La privatisation de l’Office national des forêts (ONF) en particulier fait grincer les dents et avec elle, “l’industrialisation croissante” des forêts publiques.
A l’initiative de huit syndicats de l’ONF, les manifestants vêtus de leur combinaison de travail couleur de feuille, se sont retrouvés sous la futaie Colbert aux chênes tricentenaires, pour contester ce qu’ils perçoivent comme une gestion forestière tournée sur ses débouchés économiques. “La forêt n’est pas une usine à bois” martèlent-ils. Coupes blanches, recours aux engrais et pesticides, labourage qui détruit l’humus, plantation d’une seule essence par parcelle, les hommes des bois déplorent l’appauvrissement des sols et la perte de la biodiversité. Avec la suppression d’emplois qu’entraînerait la privatisation du service public de gestion sylvicole, les missions régaliennes de protection de la forêt ne seraient plus assurées. Les forêts publiques gérées par l’ONF couvrent le quart de la forêt française et fournissent 40% du volume de bois vendu en France.

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