Mgr Romero et le pape Paul VI ont été élevés à la gloire des autels ce dimanche par le pape François

by Hélène Bordes

Deux immenses témoins de la foi du XXe siècle ont été canonisés dimanche 14 octobre par le pape François place saint Pierre à Rome devant une foule conquise. Deux hommes dont l’Église honore le dévouement au service des pauvres, l’humilité et la très grande probité morale.

Avant la messe, le Saint-Père a lu en latin le décret qui reconnaît la sainteté des élus après les décennies d’instruction de leur procès en canonisation respectif. Sur la façade de pierre ocre de la basilique, d’immenses portraits ont été découverts. Mgr Oscar Romero, archevêque de San Salvador (1917-1980), le pape Paul VI (1897-1978) ainsi que deux prêtres, deux religieuses et un jeune ouvrier napolitain mort à 19 ans, viennent de rejoindre la grande cohorte des saints.
Dans le soucis de rendre hommage à la sobriété et à la simplicité du pontificat du pape Paul VI, son cercueil de cèdre et de plomb n’a pas été extrait des “grottes vaticanes” situées sous la basilique, afin d’être exposé à la vénération publique comme l’aurait voulu la tradition. Sa tombe restera dans la crypte où il repose depuis le mois d’août 1978.
Citant son prédécesseur et l’évêque martyr salvadorien en exemple de charité «aux côtés des pauvres, sans calcul, sans tiédeur», le pape François a rendu un hommage appuyé à Mgr Oscar Romero, l’avocat inlassable des pauvres du Salvador et de toute l’Amérique latine, qui fut assassiné en 1980 au cours d’une messe qu’il célébrait.
Commentant l’évangile du jeune homme riche de ce dimanche, François a rappelé l’exigence de «radicalité» qui incombe à tout chrétien : «Jésus est radical, il donne tout et demande tout. Il donne un amour total et demande un cœur sans partage.»
La canonisation de Paul VI intervient 50 ans après la publication de son encyclique Humane vitae sur la vie intime des époux chrétiens, la régulation des naissances et la protection de la vie. Inscrit au catalogue des saints 40 ans après sa mort, le miracle retenu à son intercession pour la clôture de son procès concerne un nourrisson qui a réchappé à l’avortement. Un bel hommage du ciel au combat pour la vie de ce Pape qui a fait entrer l’Église dans la modernité en menant à son terme le Concile Vatican II ouvert par son prédécesseur le pape Jean XXIII.

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