Le président Trump désigne une juge catholique pour siéger à la Cour suprême américaine

by Alexandre Meyer

Si la nomination d’Amy Coney Barrett est confirmée par le Sénat des États-Unis, six des neuf juges de la plus haute instance juridique américaine seront catholiques. Une première dans l’histoire de la république fédérale.

PAR A.M.

Samedi 26 septembre, Donald Trump a choisi Amy Coney Barrett, 48 ans, pour succéder à la juge Ruth Bader Ginsburg, emportée par un cancer le 18 septembre dernier, membre de la Cour suprême depuis plus de 27 ans.

Professeure de droit à la prestigieuse université catholique Notre-Dame de l’Indiana, magistrale après de la cour d’appel du district de Columbia où se situe Washington, l’hyper-centre du pouvoir fédéral américain, elle s’était inscrite rapidement dans le sillage du juge catholique Antonin Scalia, membre de la Cour suprême pendant 29 ans jusqu’à sa mort en 2016. Les joutes oratoires des juges Scalia et Ginsburg, « hérauts » des camps conservateur et libéral, par ailleurs amis, étaient si dramatiques et parfois virulentes, qu’elles ont inspiré la création d’un opéra !

Catholique pratiquante, mère de sept enfants, dont deux petits adoptés Haïtiens et une benjamine affectée par une trisomie, Amy Coney Barrett est membre d’une petite communauté charismatique œcuménique de l’Église catholique, People of Praise, issue du Renouveau charismatique. La communauté catholique est très minoritaire aux États-Unis, où elle ne représente qu’un cinquième de la population. Elle compte toutefois dans son giron de nombreux établissements universitaires prestigieux comme l’université Notre-Dame ou l’université jésuite de Georgetown à Washington, classée parmi les 15 meilleures universités américaines.

L’audition de Mme Coney Barrett devant le Sénat devrait débuter le 12 octobre prochain et durer une semaine, pour s’achever sept jours avant l’élection présidentielle. Confortant ses soutiens, Donald Trump assure ainsi à six semaines de la présidentielle et pour longtemps, la majorité conservatrice à la Cour suprême, ouvrant éventuellement la voie à un changement de jurisprudence concernant le droit à l’avortement, sanctuarisé par l’institution en 1973.

 

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