Le lutte contre la pandémie de Covid-19 peut s’appuyer sur trois candidats-vaccins

by Alexandre Meyer

Le groupe pharmaceutique américain Pfizer et son partenaire allemand BioNTech avaient ouvert la marche, suivis par le russe Gamaleya en fin de semaine dernière. Le laboratoire de recherche américain Moderna a publié ses résultats intermédiaires ce lundi 16 novembre. Il serait efficace à 94,5 % contre respectivement 92 et 90 % pour ses concurrents.

PAR A.M.

Les deux vaccins anglo-saxons sont dits « à ARN messager », une première dans les annales de la médecine. Ils sont prévus pour injecter dans l’organisme une partie du matériel génétique de la maladie et la conduire jusqu’à nos cellules afin qu’elles se chargent de produire la protéine déclenchant la réaction immunitaire.

Le dernier en lice s’administre en deux injections espacées de vingt-huit jours. Les injections réalisées par Moderna n’ont provoqué d’effets secondaires (fatigue, douleur musculaire…) que chez un dixième des patients participant au test. Le cas des malades symptomatiques (qui restent contagieux) n’a été abordé par aucun des trois concurrents.

Si le vaccin de Pfizer-BioNTech exige une conservation à − 70 °C pour rester efficace, celui de son concurrent Moderna s’accomode de la température d’un congélateur, − 20 °C, pendant six mois, et d’un réfrigérateur pendant une semaine à un mois.

 

Avant d’arriver sur le marché, le candidat-vaccin de Moderna doit encore être testé sur la moitié de la cohorte restante, puis convaincre la Food and Drug Administration (l’autorité du médicament américaine) de lui accorder une autorisation d’utilisation d’urgence. Elle devrait déposer en même temps une demande d’autorisation conditionnelle en Europe auprès de l’Agence européenne du médicament (EMA). Le laboratoire s’estime en mesure de produire un milliard de doses par an dès 2021.

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