Lancement de L’1visible Sarthe

by Hélène Bordes

Le diocèse du Mans a lancé officiellement au mois d’avril L’1visible Sarthe, journal missionnaire qui rassemble plus d’une douzaine d’ensembles paroissiaux et l’enseignement catholique de Sarthe. Avec des pages communes, une entrée diocésaine et 6 versions locales, il sera diffusé à plus de 150 000 exemplaires par an.

Nos questions au Père Paul-Antoine Drouin, Vicaire général du diocèse du Mans, et Sophie Daugérias, responsable de L’1visible Sarthe.

Avant de lancer un nouveau journal diocésain, vous avez lancé un appel à projets : pourquoi avoir retenu L’1visible ?

L’1visible nous apportait une grande souplesse et une vraie liberté dans le choix de notre ligne éditoriale, ainsi que la possibilité de puiser dans ses archives nationales. De plus, le format du journal, style magazine gratuit que l’on peut trouver dans le métro, nous est apparu accessible et facile à lire par tous. C’est un média moderne et dynamique.

Comment ce choix s’inscrit-il dans les enjeux pastoraux du diocèse du Mans ?

Nous savons que 90 à 95% de la population ne pratique pas ou peu. Pour nous, le véritable enjeu est d’aller à la rencontre de ceux qui peuvent nous paraître éloignés, tant spirituellement que géographiquement. L’1visible permettait de répondre à cette volonté de porter la joie de l’Évangile au plus grand nombre, dans une dynamique missionnaire.

Bien que de plus en plus souvent personnalisé pour les diocèses et paroisses, L’1visible est avant tout un journal national. Comment vous l’êtes-vous approprié ?

Nous avons fait le choix d’alterner des pages de contenus de L’1visible national, des pages diocésaines et des informations paroissiales. L’orientation définitivement positive des contenus nationaux de L’1visible répond au discours que nous souhaitons faire passer dans notre journal diocésain. Les pages diocésaines montrent l’unité et le dynamisme de l’Eglise en Sarthe. Enfin les pages locales, déclinées en 6 versions différentes, permettent au lecteur de découvrir la vie paroissiale à côté de chez lui pour poursuivre son cheminement spirituel.

Un journal qui regroupe autant d’acteurs est un vrai challenge ! Comment vous êtes-vous organisés ?

Il est vrai que ce projet implique de nombreuses personnes, qui ne sont pas forcément en lien au quotidien. Entre le contenu diocésain et le contenu paroissial, ce sont plus de trente acteurs différents qui participent au projet. Nous avons donc fait le choix d’un seul et unique interlocuteur, faisant le lien entre les paroisses, le diocèse et la rédaction parisienne.

Comment l’équipe de L’1visible vous a-t-elle accompagnés dans la mise en œuvre du projet ?

À chaque étape de l’élaboration de notre édition diocésaine, l’équipe de L’1visible a toujours été là. Réactifs, bienveillants et toujours disponibles, les contacts que nous avons eu nous ont réellement facilité la tâche dans l’élaboration de ce premier numéro.

La recherche du budget est un enjeu majeur pour lancer des projets missionnaires d’envergure : comment avez-vous financé L’1visible Sarthe ?

Comme pour tout projet, le financement, est probablement la partie la plus délicate du projet. Dans un premier temps, nous avons fait appel à des annonceurs locaux. Cette levée de fonds nous a permis de financer le journal pour près de 90% du budget. Nous avions aussi fait le choix de demander aux ensembles paroissiaux participant à L’1visible Sarthe une très légère participation financière.

Comment souhaitez-vous diffuser L’1visible et quels fruits en espérez-vous ?

L’1visible Sarthe est distribué dans les boîtes aux lettres du département, ainsi que dans les cartables des élèves de l’Enseignement catholique. Pour ce premier numéro, nous allons toucher près d’un foyer Sarthois sur trois. Les fruits seront nombreux, nous l’espérons. Tout d’abord au sein même de nos communautés paroissiales. Nous devons, nous catholiques, nous faire missionnaires et ne pas perdre de vue l’enjeu de cette mission. Nous espérons aussi bien-sûr toucher un bon nombre de lecteurs que nous connaissons moins, car pas ou peu pratiquants. Nous avons voulu leur montrer ce qui fait notre joie de croire et leur donner l’envie de nous rejoindre.