La Nouvelle Calédonie reste notre dernière colonie… jusqu’au prochain référendum ?

by Hélène Bordes

Le drapeau de la République française continuera de flotter encore quelques années sur l’archipel mélanésien. Avec 43% des suffrages exprimés contre 57% en faveur du camp “loyaliste”, les partisans de l’indépendance s’inclinent mais voient leur socle électoral se renforcer.

Un nouveau chapitre des relations avec les indépendantistes kanaks va commencer. Avec 56,7% des suffrages exprimés, la victoire du non à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie est très nette mais moins qu’escompté par les observateurs. La participation est historique : quatre électeurs sur cinq ont pris part au vote, en hausse de 10% depuis la consultation sur l’approbation de l’accord de Nouméa en 1998. Dans la capitale justement, le non recueille une majorité écrasante des suffrages avec plus de 80 % des voix. Reflétant les contrastes très forts entre les zones urbaines peuplées et les zones rurales de la Nouvelle Calédonie, un résultat exactement contraire est à observer au nord de l’île ainsi que sur les terres émergées de l’archipel. La campagne a vu s’affirmer les aspirations très forte des supporters de l’identité kanak. S’ils confirment et amplifient la mobilisation qui les a portés, la tenue des deuxième et troisième référendums prévus par l’accord de Nouméa réserve bien des surprises.

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