Yves : j’ai rencontré Dieu à 300 km/h !

by 123dev

À 23 ans, Yves ressent un grand vide intérieur et crie vers Dieu. Une rencontre dans un train change le cours de sa vie.

Propos recueillis par Laurence Meurville.

Issu d’une famille de sept garçons, j’étais dans mon enfance profondément croyant mais peu à peu, à l’adolescence, j’ai abandonné toute pratique religieuse. À cette époque, Dieu n’avait plus de place dans ma vie bien que je garde une vague « croyance » au fond de moi.
Plus tard, j’ai intégré une école de commerce. Durant mes études, j’ai commencé à me poser des questions sur le sens de la vie. Je ressentais un manque, une sorte de vide intérieur. Alors que je finissais un cursus à l’étranger – j’avais alors 23 ans – je me souviens d’un soir de brouillard où j’ai poussé un véritable cri intérieur : « Dieu, si tu existes, manifeste- toi dans ma vie ! » Quelques semaines plus tard, alors que j’étais à bord d’un TGV, j’ai discuté avec mon voisin, un jeune ingénieur qui avait arrêté son job pour se mettre au service de l’Église. Il m’a témoigné de sa foi d’une manière bouleversante. Au cours de  cet échange, trois convictions se sont peu à peu imposées à moi :

1. Dieu existe, c’est lui le créateur des merveilles du cosmos ;
2. Dieu n’est qu’Amour, en lui il n’y a rien d’autre que de l’amour ;
3. Dieu m’aime tel que je suis et quoi que je fasse.

J’ai découvert que Dieu était un Dieu vivant, et j’ai un peu « goûté » son amour. En fait, dans ce train, à travers cet échange, j’ai compris que Dieu était la source de toute joie ! À partir de ce moment, j’ai eu le désir de connaître Dieu et de découvrir le Christ. Alors que je travaillais à Paris, dans une société de services informatiques, j’ai rencontré des jeunes chrétiens. Ils m’ont invité à faire une retraite dans le désert avec eux et en compagnie d’un prêtre. Là, je me suis rendu compte que, pour connaître vraiment Jésus, il fallait entrer dans l’Église. C’est un peu comme un vitrail : pour profiter de sa beauté, il faut entrer dans l’église ! J’ai alors décidé de me préparer à la confirmation, et j’ai été confirmé à l’âge de 27 ans. En parallèle, la rencontre avec de jeunes prêtres a réveillé en moi le désir de devenir prêtre. Mais j’avais également des questions sur le célibat et j’hésitais en raison de mon âge.

Depuis ma conversion dans le train, je n’avais plus de doutes sur l’existence de Dieu. Par contre je me demandais si j’étais capable d’être prêtre. Alors, j’ai plusieurs fois posé la question à Dieu dans la prière et un jour, il m’a en quelque sorte réponduau travers d’une parole qui s’est formulée ainsi dans mon coeur : « Ce n’est pas parce que tu es capable que je t’appelle, mais c’est parce que je t’appelle que tu seras capable ! » Cette parole m’a libéré et m’a permis d’avancer. J’avais 30 ans et je sentais qu’il me fallait faire un choix ; j’ai alors demandé à Dieu de m’éclairer. Ce qu’il a fait au cours d’une retraite de huit jours. Je me suis rendu compte que ce désir d’être prêtre était en réalité enfoui au plus profond de mon coeur depuis mon enfance. J’ai ensuite décidé de rentrer au séminaire pour approfondir cet appel au sacerdoce et me former.

Quelle joie d’avoir été ordonné prêtre le jour de la Pentecôte, en 2006 ! Pour moi, le prêtre, c’est l’ami intime de l’Esprit Saint et le serviteur du Christ, celui qui témoigne à tous de l’amour infini de Dieu seul capable de révéler l’homme à lui-même. C’est aussi, comme le dit Benoît XVI, le « serviteur de la joie ». Je veux passer ma vie à être missionnaire avec Jésus pour le faire connaître, à le faire aimer et à l’aimer moi-même. Dans les moments plus difficiles, une parole de Jésus m’est d’un grand réconfort : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la f in du monde. »

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