Bientôt du sport sur ordonnance ?

by Hélène Bordes

Une pomme par jour éloigne le médecin… à condition de savoir bien viser, dit le proverbe. Plus sérieusement, un régime alimentaire équilibré, riche en fibres et vitamines a prouvé ses bienfaits pour notre santé. L’activité physique aussi et la pratique d’un sport pourrait même éviter ou retarder la prise de médicaments. Ce qui ne laisse pas le corps médical indifférent.

En France métropolitaine, seuls la moitié des femmes et deux tiers des hommes atteignent les recommandations de l’OMS en matière d’activité physique. Les comportements sédentaires sont particulièrement pointés du doigt par l’Agence nationale de santé publique. 40 % des adultes y consacrent plus de 7 heures par jour !
L’adage dit au sujet de la nourriture que “c’est la dose qui fait le poison” pour mieux sensibiliser à la consommation de la quantité qui convient à notre organisme sans restriction d’aliments particulière. Il se pourrait qu’au sujet du sport on dise bientôt : “il guérit, à condition d’en faire”, tant il apparaît comme le meilleur des “médicaments”.
Le sport aurait des bénéfices insoupçonnés sur notre santé, de manière préventive mais également thérapeutique dans la prise en charge des maladies chroniques. Il devrait devenir de plus en plus fréquent de se voir prescrire des séances de judo, piscine ou course à pied dans les mois à venir. Depuis la loi du 26 janvier 2016, les médecins peuvent prescrire de l’activité physique et sportive aux personnes en affection longue durée.
En prévention, tout parcours peut devenir un parcours santé. En privilégiant la marche à la trottinette, le vélo à l’automobile et en pensant à descendre une ou deux stations avant son arrêt pour les usagers des transports en commun.
L’activité physique fait figure de thérapeutique spécifique dans la prise en charge des maladies chroniques. Elle équilibre les symptômes et la maladie, favorise l’accroissement du métabolisme et retarde le recours aux médicaments contre le cholestérol ou le diabète.
Bronchites chroniques, obésité, diabète de type 2 ou accidents vasculaires cérébraux, de nombreuses affections peuvent trouver dans le sport un accompagnement thérapeutique très efficace sans contre-indication. A la condition bien sûr de pratiquer une activité adaptée à son état de santé et de bien identifier d’éventuels risques, notamment cardio-vasculaires avec son médecin. 2 000 d’entre eux prescrivent déjà régulièrement de l’activité physique.

Vous aimerez aussi

Vous aimez lire

Renseignez votre adresse email ci-dessous
Vous recevrez ainsi chaque mois L’1visible gratuitement dans votre boîte mail

NON MERCI